Dimanche 8 décembre 2019

Art primitif : prime à l’excellence

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 25 juin 2004 - 279 mots

PARIS - Au cours de la semaine de ventes d’art primitif, les pièces médiocres aux estimations gonflées ont subi un juste couperet.

De telles pièces, on en trouvait à foison dans la vente d’Artcurial-Briest-Poulain-Le Fur, qui a accusé le 7 juin un taux d’invendus de 78 %. Une tête de reliquaire Fang a réussi à surnager en obtenant 176 910 euros. Plusieurs des lots présentés le 10 juin par Calmels-Cohen avaient été adjugés à prix fort ces trois dernières années. Malgré les inquiétudes, la vente s’est révélée la meilleure de la saison avec 3,5 millions d’euros et 22 % d’invendus. Un masque Punu, acheté 3,4 millions de francs dans la vente Goldet, a obtenu 617 142 euros, un prix jugé logique par les professionnels. En revanche, le singe Baoulé, monté jusqu’à 3,7 millions de francs dans la vente Gaffé, est revenu à des horizons plus sensés avec 270 066 euros. À 20 % près, l’ancien propriétaire de ces pièces retrouvait ses billes. D’après nos informations, plusieurs lots devraient prendre le chemin du marché asiatique. Le 14 juin, Christie’s engrangeait 3,2 millions d’euros et 25 % d’invendus. À noter, pour 503 250 euros, une plaque en bronze du Bénin et, pour 277 750 euros, un plat Maya. Avec un produit de 1,9 million d’euros et 27 % d’invendus, la vente de Sotheby’s le 15 juin venait confirmer la nette dichotomie entre le marché des œuvres haut de gamme et celui des pièces moyennes. Regroupés dans un catalogue distinct de l’opus général, les objets de la collection Peter et Veena Schnell ont obtenu des résultats honorables. Une plaque en bronze ornée d’un crocodile du Bénin a ainsi enregistré 276 800 euros.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°196 du 25 juin 2004, avec le titre suivant : Art primitif : prime à l’excellence

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