Mercredi 19 décembre 2018

Découvertes

2003, l’année des bonnes surprises

Le Journal des Arts

Le 6 février 2004 - 232 mots

Malgré un climat économique terne et l’absence des collectionneurs américains, le marché de l’art anglo-saxon a su prouver une nouvelle fois son dynamisme. Plusieurs chefs-d’œuvre sont venus illuminer les ventes.

 Londres, New york - Dire que le marché s’assèche, que toutes les œuvres d’art majeures ont intégré les musées et qu’il ne reste rien à découvrir a tout du cliché. Assombrie par la guerre en Irak, l’année 2003 a vu de nombreux propriétaires renoncer à mettre leurs œuvres en vente, provoquant ainsi une baisse du volume des transactions sur le marché mondial d’environ 10 %. Mais le dynamisme des ventes new-yorkaises, suivi des bons résultats obtenus à Londres – pimentés par le record spectaculaire atteint par un rondeau en bronze de la Renaissance, à près de 10 millions d’euros – ont sensiblement inversé cette tendance. Les galeries et les maisons de ventes aux enchères ont par ailleurs proposé nombre de pièces majeures comme un tableau d’Andrea Mantegna, une sculpture de Bernin, une superbe aiguière en argent, un bronze romain, un autoportrait énigmatique de Paul Cézanne et un plumier en cuivre. Les restitutions d’œuvres d’art pillées par les nazis ont également alimenté le marché, complètant ainsi le trio traditionnel des décès, divorces et endettements. Les neuf objets sélectionnés n’ont pas nécessairement été les plus onéreux, mais ils illustrent la vigueur et la richesse du marché, qui réussit encore à offrir de belles pièces.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°186 du 6 février 2004, avec le titre suivant : 2003, l’année des bonnes surprises

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