Dimanche 16 décembre 2018

L’Outsider art fair poursuit sa progression

Par Éric Tariant · lejournaldesarts.fr

Le 25 octobre 2016 - 518 mots

PARIS [25.10.2016] - Pour sa quatrième édition sur les bords de Seine, du 20 au 23 octobre à l’hôtel du Duc, l’Outsider art fair a continué de marquer des points malgré des résultats commerciaux contrastés.

Plusieurs satisfecit pour commencer. Un effectif en hausse qui continue de s’internationaliser (38 exposants au lieu de 36 l’an passé, dont 13 de l’hexagone). De nouveaux exposants français (les galeries Chave de Vence et Les yeux Fertiles de Paris) et étrangers ou basés à l’étranger : Good Luck gallery (Los-Angeles), Shrine (New York), Antoine Ritsch-Fisch (Bruxelles). Une montée en gamme de la qualité des œuvres proposées, même si la programmation d’une petite poignée de galeries s’avérait encore décevante.
 
Deux expositions thématiques remarquées : la première, dédiée à l’art médiumnique, était organisée par Gérard Audinet, le directeur de la Maison Victor Hugo. La seconde présentait, sur le stand de la Ricco-Maresca Gallery (New York), les étonnantes sculptures de Gil Batle. Cet artiste américain, incarcéré pendant vingt ans dans une prison californienne, a raconté, une fois sorti de détention, sa vie et ses déboires sur des œufs d’autruches délicatement gravés. Quatre œuvres de Batle, proposées à 12 000 dollars pièce, ont trouvé preneurs dès le premier jour.

La galeriste New Yorkaise Shari Cavin (Cavin-Morris Gallery.) a cédé, de son côté, ce même vendredi, un petit Johann Hauser (30,5 x 40,6 cm) pour plus de16 000 euros.

Beau succès commercial également sur le stand de la galerie du Marché (Lausanne) qui a réalisé plusieurs ventes à des prix soutenus. Un Aloïse des années 1920 a été emporté à 28 000 euros, un très rare Edmund Monsiel à 30 000 euros. Et une pièce de Jules Doudin à un prix équivalent. « Nous avons vendu à plusieurs grandes collections privées et publiques françaises et étrangères, à la Collection de l’art brut, à la Collection ABCD et au musée de Montpellier notamment », souligne Jean-David Mermod, le directeur de la galerie suisse.

Une communication à améliorer

Satisfaction également du marchand Pierre Chave qui se félicitait tant de l’organisation du salon que du bon niveau des ventes. Celui-ci a vendu, dès le début de la manifestation, six œuvres d’Eugène Gabritschevsky (1893-1979), auquel il consacre, cet automne, une exposition dans sa galerie de Vence, entre 800 et 5000 euros.

Plusieurs galeries françaises et étrangères avouaient néanmoins en fin de salon avoir peu vendu et peiné à couvrir leurs frais. Ainsi de la galerie Maroncelli (Milan) qui déclarait n’avoir cédé aucune pièce au-dessus de 500 euros. Pas déprimée pour autant, Antonio Jacchia, soutenait avoir noué de nombreux contacts qui pourraient s’avérer fructueux par la suite.

Installé en Franche-Comté, non loin de Besançon, Jean Greset exposait, lui, pour la seconde fois à l’Outsider art fair. « J’ai vendu, dès le premier jour, plusieurs œuvres de Bernadette Touilleux notamment, autour de 1500 euros et couvert mes frais ». En revanche, la fréquentation du salon s’est avérée plus faible le samedi et le dimanche et le niveau des ventes beaucoup moins soutenu, poursuit-il. « La communication a sans doute été insuffisante », déplorait le marchand, le lendemain de la clôture de la foire.

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Logo Outsider Art Fair - Source outsiderartfair.com

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