Mardi 11 décembre 2018

Le maire du Mont-Saint-Michel condamné à 30 000 euros d’amende

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 28 février 2013 - 358 mots

COUTANCES (BASSE-NORMANDIE) [28.02.13] – Mercredi 27 février 2013, Éric Vannier, maire du Mont-Saint-Michel et propriétaire des établissements Mère Poulard, a été condamné à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 euros avec sursis, pour « prise illégale d’intérêt » dans l’affaire des navettes touristiques.

Dans le cadre de l’affaire des navettes touristiques, le tribunal correctionnel de Coutances a condamné le maire du Mont-Saint-Michel et propriétaire du groupe hôtelier et alimentaire Mère Poulard, Éric Vannier, à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour « prise illégale d’intérêt ». L’homme d’affaires a été reconnu coupable d’avoir usé de son statut d’élu, pour faire installer devant ses commerces le départ des navettes reliant la côte au Mont.

Tout en reconnaissant l’impossibilité pour un maire d’une si petite commune « de ne pas avoir d’intérêt personnel dans l’administration » de la ville, le tribunal a déclaré que « les éléments du dossier démontrent sans ambiguïté qu’Éric Vannier avait un intérêt dans cette opération ». Les juges ont de même évoqué un rapport du Conseil général de l’environnement, rattaché au ministère de l’Écologie, qui signale que « le schéma de circulation des navettes (…) est le fruit d’une négociation avec les acteurs commerciaux du site dont les intérêts (…) ne coïncident pas exactement avec les besoins réels en terme de transport ».

Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende à l’encontre du maire lors de sa comparution fin janvier 2013, tandis qu’il risquait une peine maximale de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. L’avocat d’Éric Vannier, Me Richard Valeanu, avait jugé les réquisitions « extrêmement lourdes » ; son client a finalement qualifié la peine de « modérée », tout en rappelant qu’il n’a toujours eu en tête que « l’intérêt général du Mont ». Il compte encore « réfléchir » à la possibilité de faire appel.

Son rival politique et commercial, Patrick Gaulois, auteur de la plainte à l’origine du procès, a quant à lui déclaré que « la culpabilité est avérée » et qu’au Mont-Saint-Michel, « malgré l’omerta qui existe, il faut oser dénoncer ». (Avec AFP)

Légende photo

Le Mont-Saint-Michel au début du XXe siècle, un chemin de fer secondaire fut aménagé pour desservir le Mont - source Wikipedia

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque