Vendredi 13 décembre 2019

Il n’y a plus de parking au pied du Mont-Saint-Michel

Par Chloé Da Fonseca · lejournaldesarts.fr

Le 2 mai 2012 - 470 mots

MONT-SAINT-MICHEL [02.05.12] – Depuis le 28 avril 2012, le parking situé au pied de la citadelle médiévale est fermé. Il est remplacé par un autre parking situé à 3 km, des bus font la navette entre ce nouveau parking et le mont. Il s’agit de la deuxième étape destinée à redonner son caractère maritime au Mont-Saint-Michel. PAR CHLOÉ DA FONSECA

Depuis 40 ans, les touristes pouvaient garer leur voiture au pied du Mont-Saint-Michel sur un parking de 4 100 places. Aujourd’hui, un nouveau parking a ouvert à 3 km de là, et des navettes relient ce parking au rocher, non sans apporter la controverse. Car les touristes doivent désormais s’armer de chaussures de randonnée pour accéder au joyau qu’est le Mont-Saint-Michel. Plus de 800 mètres à pied entre le nouveau parking et le point de départ des navettes ; celles-ci déposent les touristes à encore quelques 400 mètres de l’entrée de la citadelle… A l’AFP, un octogénaire confesse que « c’est un peu long ».

S’opposant au projet, l’association AV2AMSM, relayée par Le Point, prédit « une belle pagaille ». En effet, les navettes fournies par Veolia ne sont pas aussi nombreuses que prévu et n’ont pas la capacité attendue. Avec 66 places au lieu de 95, les heures de pointes pour visiter le Mont pourraient promettre une longue attente. Car le site accueille plus de 3 millions de visiteurs par an. Un agent d’un tour opérateur japonais ironise « j’attends de voir comment ça va se passer lorsque le premier car de Japonais va arriver ». En attendant d’autres solutions, Veolia a mis en service des bus classiques. Suite à des problèmes techniques, la mise à disposition des maringottes tirées par des chevaux est prévue pour l’été 2012. Selon les estimations, ces charrettes devraient transporter entre 15 et 20% des touristes. Quant aux marcheurs courageux, les responsables du site espèrent qu’ils représenteront 10 à 15% des visiteurs.

« Pour l’instant, tout semble aller bien », a déclaré le jour du lancement Laurent Beauvais, président PS de la région Basse-Normandie et président du syndicat mixte du projet. Mais le syndicat vient de s’apercevoir que la passerelle remplaçant la digue qui doit voir le jour en 2015 ne sera pas assez large pour permettre le croisement des navettes et des maringottes. Veolia réétudie le projet.

Pourtant, l’éloignement du parking est la deuxième étape de réhabilitation du site médiéval classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Avec la première étape, en 2009, un barrage désensable peu à peu le Mont. La troisième étape, en 2014-2015, consiste à détruire la digue qui date de 1880 et la remplacer par un pont-passerelle. Ainsi, avec ce projet, dont les bases avaient été établies en 2006, le Mont-Saint-Michel redeviendra une île une vingtaine de jours par an.

Légende photo

Vue aérienne du mont Saint-Michel - source Wikipedia

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