Vendredi 14 décembre 2018

Ghislain d’Humières quitte le Speed Art Museum

Par Carole Blumenfeld · lejournaldesarts.fr

Le 17 mars 2017 - 422 mots

LOUISVILLE (ETATS-UNIS) [17.03.17] - Retour en France du directeur du Speed Art Museum, un an après la réouverture du musée dont les chiffres de fréquentation sont décevants et qui a dû licencier 7 personnes.

Le français auquel le Journal des Arts a récemment consacré un article a annoncé hier son départ du Speed Art museum « pour se rapprocher de ses parents. C’est un moment délicat qui nécessite ma présence en France », a-t-il confié hier par téléphone.

Il souligne la bienveillance et la qualité du dialogue avec les trustees et le personnel du musée qui ont fait preuve de compréhension face à cette situation. Une solution temporaire a été mise en place en nommant un directeur intérim. Ce dernier continuera la mission éducative et pluri-générationnelle du musée au cours des prochains 18 mois. « Stephen Reily est entrepreneur et philanthrope. Cet important collectionneur de photographies et d’art contemporain est un trustee de plusieurs musées. Il a accepté d’aider le Speed Art Museum dans cette période de transition et de donner le temps nécessaire aux trustees de finaliser le profil du prochain directeur. »

Après une carrière dans de grandes maisons de vente, Ghislain d’Humières a été directeur assistant en charge de la réouverture du Young Museum à San Francisco, avant de prendre en 2007 la tête du Fred Jones Jr. Museum of Art de l’Université of Oklahoma et en 2013 celle du Speed Art Museum à Louisville.

Le musée qui vient de fêter ses 90 ans a rouvert ses portes il y a près d’un an après une campagne de rénovation et d’extension de 60 millions de dollars. Le travail de Ghislain d’Humières pour imposer la diversité au sein de la gouvernance a été salué par certains médias, notamment le New York Times dans un article élogieux en mars 2016 au sujet des nouveaux Boards des Trustees et des Governors. Cependant,le Courier-Journal (10 mars) a publié un article critique relevant que près de la moitié des visiteurs dominicaux fréquentaient surtout Art Sparks, un espace de médiation ludique à l’intérieur du musée, ce qui ne serait pas du goût de tous les soutiens du musée.

125 000 visiteurs – une grande partie le dimanche, jours de gratuité, et beaucoup lors des projections cinématographiques et des concerts – sont venus la première année alors que le musée tablait sur 200 000 visiteurs, ce qui a évidemment un impact sur les recettes.

En août dernier, sept personnes avaient été licenciées et deux contrats à plein temps remplacés par des temps partiels (sur un total de 78 pleins temps et 39 temps partiels).

Légendes photos

Ghislain d'Humières © Photo Chris Humphries | courtesy Speed Art Museum

Le Speed Art Museum © Photo Sarah Carter - 2016 - Licence CC BY-SA 3.0 

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