Mercredi 19 janvier 2022

Art ancien

Ces trois œuvres du Greco que vous ne verrez pas au Grand Palais

Par Antonin Gratien · lejournaldesarts.fr

Le 16 octobre 2019 - 346 mots

PARIS

Le musée du Prado a refusé de prêter trois toiles du peintre crétois pour la grande rétrospective parisienne.

El Greco, Fabula (La Fable) c. 1580, huile sur toile, 50 x 63 cm, Musée du Prado, Madrid. © Musée du Prado
El Greco, Fabula (La Fable), c. 1580, huile sur toile, 50 x 63 cm, Musée du Prado, Madrid

L’exposition « Léonard de Vinci » organisée par le Louvre devra peut-être faire sans l’Homme de Vitruve, après que la justice italienne a suspendu son autorisation de sortie du territoire. Du côté du Grand Palais c’est certain, dans la rétrospective consacrée au Greco (1541 -1614) qui s’est ouverte aujourd’hui, les tableaux du peintre grec demandées au Prado manquent à l’appel.

Le musée madrilène s’est opposé au prêt de trois peintures de sa collection, a révélé le quotidien El Pais. Il s’agit de : La fuite en Egypte (1570), La Trinité (1577) et La Fable (1580). Trois versions de cette dernière œuvre existent, et le Grand Palais en présente une. 

La RMN, organisatrice de l’exposition avec le Louvre, avait fait une première demande de prêt au Prado en 2017, puis tenté une dernière sollicitation en juin dernier auprès de l’ambassade d’Espagne à Paris – en vain. La raison du refus ? Le musée espagnol fête cette année son bicentenaire, et souhaite, à cette occasion, présenter toutes ses œuvres majeures.

« Notre refus vise à conserver dans nos murs le maximum de pièces pour permettre au public de les découvrir durant cet anniversaire symbolique », a indiqué le musée. Au total, ce dernier détient 42 oeuvres signées par Dominikos Theotokopoulos, dit Le Greco. Un fond important, mais loin de constituer la majorité des pièces du peintre, essentiellement aux mains de collectionneurs privés.

Introduite comme « la première grande exposition jamais consacrée en France » au Greco, la rétrospective du Grand Palais qui se tient jusqu’au 10 février, présente quelque 75 œuvres du maître de la Renaissance, dont plusieurs ont été prêtées par des institutions étrangères. 

« Symboliquement, j’aurais aimé que le Prado se joigne à l’aventure, nous avons fait tout ce qui était possible, mais le musée s’est montré inflexible » a déclaré Guillaume Kientz, l’un des deux commissaires de l’exposition. Laquelle, après son passage à Paris, traversera l’Atlantique pour être déployée en mars 2020 à l’Institut des Arts de Chicago.
 

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