Samedi 23 février 2019

En Ethiopie, un musée de la culture Konso inauguré avec l’aide de la France et du Quai Branly

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Le 28 décembre 2009 - 333 mots

KARAT (ETHIOPIE) [28.12.09] – Inauguré le 18 décembre, le musée de la culture Konso a été monté en partenariat avec le musée du Quai Branly, et financé avec l’aide de la France. Ce musée local doit contribuer à la préservation des « waka », des stèles funéraires objets de vols et de trafic.

En 1996, 200 waka, statues funéraires konso en bois, ont été saisies par les douanes éthiopiennes alors qu’elles étaient destinées à être vendues sur le marché noir de l’art. Rapidement, les autorités locales se sont posées la question du devenir de ces œuvres, qui témoignent de la culture et des croyances religieuses de la petite ethnie des Konso, dans le sud-ouest de l’Ethiopie.

Des accords ont été conclus en 2007 entre l’ambassade de France en Éthiopie, le Konso special wereda cultural and tourism office et le musée du Quai Branly, pour construire un musée de la culture Konso apte à accueillir les waka, grâce à l’action de l’ancien ambassadeur de France en Ethiopie Stéphane Gompertz.

Le Quai Branly a initié une coopération muséographique et offert son expertise dans le cadre de la conception architecturale du musée, l’Etat français a, de son coté, financé les deux tiers des 120 000 euros nécessaires à la construction de l’édifice. Le musée a été inauguré le 18 décembre.

Les waka sont des stèles funéraires placées sur les tombes des chefs de clans Konso, érigées pour les héros que la communauté veut honorer. En bois d’acacia, ils peuvent durer plus de 200 ans, mais la charge sacrée de l’œuvre disparaît si elle est déplacée ou volée. Les Konso, au nombre de 200 000, forment une ethnie particulière en Ethiopie, la région n’a été incorporée à l’empire éthiopien qu’en 1890. Les autorités traditionnelles des Konso coexistent encore avec les autorités de l’Etat éthiopien.

Interrogé par l’AFP, le secrétaire d’Etat éthiopien à la Culture, Mahamouda Gaas, souligne que « le musée n’est qu’un premier pas, notre objectif est que la culture Konso soit reconnue comme héritage mondial par l’UNESCO » .

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