Vendredi 23 octobre 2020

Ecole d'art

Les beaux-arts de Perpignan pourraient rouvrir

Par Christine Coste · Le Journal des Arts

Le 23 septembre 2020 - 313 mots

PERPIGNAN

La municipalité RN n’explique pas comment elle prévoit de financer l’école.

Haute école d'art de Perpignan. © Photo Drong, 2017, CC BY-SA 4.0
La Haute école d'art de Perpignan.
Photo Photo Drong, 2017

La réouverture d’une école des beaux-arts à Perpignan figurait dans le programme du candidat Rassemblement national (RN), Louis Aliot, à la Mairie de Perpignan. Plus précisément, « la création d’une nouvelle école des beaux-arts qui démontrera notre attachement à la création artistique », peut-on lire encore sur le site du député maire. Le 11 juillet dernier, lors du vernissage au Centre d’art contemporain Walter-Benjamin de l’exposition « Michel Bertrand, à la recherche de l’impossible profondeur », André Bonet, adjoint au maire délégué à la culture, évoquait la promesse de campagne en annonçant la « mise en place d’un comité de pilotage dès la rentrée de septembre afin de travailler activement à cette réouverture ». Une rencontre avec la Drac (direction régionale des Affaires culturelles) Occitanie, le 18 septembre, devrait éclaircir les intentions de la nouvelle municipalité. Car pour l’heure, aucune précision n’est donnée du côté de la Mairie sur le contenu de cette nouvelle école, les moyens alloués et son financement, ni sur la future localisation et date d’ouverture.

La fermeture à la fin juin 2016 de la Haute école d’art de Perpignan (HEAP), après deux siècles de fortunes diverses, a laissé un vide. Les années 2006-2016 et les atermoiements municipaux sur sa fermeture ont marqué les esprits et constituent aussi un enseignement pour ceux qui souhaitent rouvrir le dossier. À l’heure d’une élévation des standards dans les écoles d’art et de la concurrences accrue, la vitalité d’un tel établissement requiert des moyens importants pour attirer des enseignants renommés et des étudiants en nombre. Ce qui ne fut pas le cas de l’HEAP que la municipalité finançait à plus de 80 % au printemps 2016. Il est vrai que la Ville, pauvre et endettée, avait du mal à augmenter sa contribution. Quelle va être la recette miracle de la nouvelle majorité d’extrême droite pour disposer de recettes supplémentaires ?

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°551 du 18 septembre 2020, avec le titre suivant : Les beaux-arts de Perpignan pourraient rouvrir

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