Lundi 17 décembre 2018

Turner, quand la brume se dissipe

L'ŒIL

Le 7 août 2007 - 132 mots

«  Personne, à voir mon apparence, ne croirait que j’ai peint ces tableaux » déclare Turner à son ami Ruskin. Rien en effet ne laissait présager un avenir si brillant à ce fils de tanneur, autodidacte au talent certes précoce mais aux attitudes réservées. Taciturne et de petite taille à la mise modeste, Turner est devenu en quelques années le plus grand peintre anglais du xixe. Le style rigoureux et classique des premières années laisse place à une représentation plus poétique. À l’opposé de son contemporain Friedrich, Turner insuffle à ses toiles des rougeoiements crépusculaires et des brumes dorées. Homme de paradoxe, Turner enseigna des années durant la perspective à l’Académie royale, lui, l’homme de la couleur et des lumières diffuses.

Andrew Wilton, Turner, éditions de l’Imprimerie Nationale, 256 p., 49 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°587 du 1 janvier 2007, avec le titre suivant : Turner, quand la brume se dissipe

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