Dimanche 16 décembre 2018

Petit musée idéal en cent chefs-d’œuvre

Par Fabien Simode · L'ŒIL

Le 1 décembre 2006 - 205 mots

Derrière son apparente facilité, la composition d’une anthologie des chefs-d’œuvre de la peinture relève bien davantage de la gageure que de l’exercice d’édition. Car il s’agit de n’oublier aucune œuvre, ni même de se tromper, au risque de n’être pas pardonné. Sorti de la Joconde de Vinci, des Ambassadeurs d’Holbein ou des Ménines de Vélazquez, trois « morceaux » incontournables, que retenir de Vermeer : L’Atelier du peintre ou La Laitière ? De Picasso, faut-il préférer Les Demoiselles d’Avignon à Guernica ? Quant à Buren, son systématisme autorise-t-il que l’on parle de chef-d’œuvre, à la différence du travail d’un Soulage ?
De telles questions auront sans doute habité l’esprit de Michel Nuridsany, ancien critique d’art au Figaro, qui, en signant Cent chefs-d’œuvre de la peinture, signe un modèle du genre. Modèle d’autant plus réussi que l’auteur a choisi de compliquer la tâche en retraçant une histoire chronologique de l’art, des chevaux de Lascaux (16 000 av. J.-C.) au Pegasus de Basquiat (1987) ; tout en élargissant le territoire de la peinture au Japon, au Mexique, à la Russie… On lui pardonnera donc des textes parfois anecdotiques, pour apprécier ce petit musée idéal de bibliothèque.

Michel Nuridsany, Cent chefs-d’œuvre de la peinture, Flammarion, 208 p., 35 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°586 du 1 décembre 2006, avec le titre suivant : Petit musée idéal en cent chefs-d’œuvre

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