Samedi 23 février 2019

La légende de Giotto

Francesca Flores d’Arcais, Giotto

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 mai 1996 - 241 mots

Giotto qui, selon les mots de Dante, obscurcit la gloire de Cimabue, est considéré comme le fondateur de la peinture moderne. Portrait de l’artiste par une spécialiste de l’art de l’Italie du Nord.

Comme toutes les légendes, celle qui entoure la vie et l’œuvre de Giotto comporte de grands pans d’ombre que l’historiographie ne parviendra jamais à décrypter. Au treizième siècle, ce sont encore les poètes qui parlent des artistes, avec l’imprécision due à leur art. Mais qu’importe, au fond, que le peintre soit né en 1267 ou 1276 : les prodiges qu’il accomplit très tôt dans la basilique d’Assise ne sont ni diminués ni augmentés par son âge. Le récit fabuleux commence de toute façon quelques années plus tôt, lorsque Cimabue découvre un jeune berger doté d’extraordinaires talents. Raconté par Vasari, cet épisode répond brillament à toutes les lois du genre mythique.

Francesca Flores d’Arcais n’est ni poète ni hagiographe. Elle rassemble avec un louable souci d’efficacité les données qui permettent de mieux comprendre l’art du peintre, sa dette envers la tradition médiévale, et ses apports essentiels qui contribueront à modifier en profondeur l’espace pictural de la Renaissance. Décrivant longuement les œuvres, parfaitement reproduites sans que l’éditeur ait cédé à la déplorable manie de multiplier des détails inutiles, elle en propose une lecture claire, qui permet de se retrouver dans leurs dédales.

Francesca Flores d’Arcais, Giotto, Éditions Citadelles & Mazenod, 384 p., 880 F jusqu’au 30 juin, 1100 F ensuite.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°25 du 1 mai 1996, avec le titre suivant : Francesca Flores d’Arcais, <em>Giotto</em>

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