Samedi 24 février 2018

St’art, nouveau départ

Cent galeries d’art contemporain à Strasbourg

Par Philippe Régnier · Le Journal des Arts

Le 9 novembre 2009

La foire d’art contemporain de Strasbourg, qui réunira une centaine de galeries du 31 janvier au 3 février, repart sur de nouvelles bases. Après le dépôt de bilan de la société finançant les deux premières foires, la manifestation est organisée cette année par la Sofex, gestionnaire du Parc des expositions de la capitale alsacienne.

STRASBOURG - La logistique de la foire de Strasbourg n’avait pas brillé l’an dernier : de nombreux stands étaient encore en construction le soir même du vernissage. La société organisatrice des salons 1995 et 1996, Evans Siac, a d’ailleurs déposé son bilan quelques mois plus tard. Ses responsables, Aymeric Weirth et Nadine Celotto, ont essayé cette année d’interdire par voie judiciaire l’organisation de la foire 1997. Ils ont été déboutés en appel de leur demande, le 13 décembre. Cet épisode judiciaire a considérablement perturbé la mise en place de ce salon, confié à la très professionnelle Société des Foires Expositions (Sofex) qui investit 1,6 million de francs dans l’opération. Strasbourg attend ainsi un tiers de galeries en moins pour St’art 97, soit une centaine contre plus de cent trente en 1996.

La direction artistique a, cette année encore, été confiée à Alain Lamaignère. Parmi les galeries, figureront Durant-Dessert, Pilzer, Flak, Lavignes-Bastille, Protée, Le Troisième Œil, Palluel, pour les françaises ; Pieters, Polar, Pagès, Bischoff, Nothelfer, Schloß-Mochental, pour les étrangères. Cinq marchands luxembourgeois conditionnent également leur participation à une subvention que leur verserait leur ministère de tutelle. Cette année, la Drac Alsace n’accordera plus d’aide à certaines "jeunes galeries". Le ministère de la Culture pourrait cependant parrainer la foire, ce qui faciliterait l’engagement financier de quel­ques industriels locaux. Malgré tout, le prix des stands est dans la moyenne basse, 680 francs le mètre carré contre 780 à Cologne, 1 090 à la Fiac ou 1 400 à Bâle. Au total, St’art accueillera environ 50 % d’exposants étrangers (trente allemands, cinq luxembourgeois, sept belges, deux russes...).

Même si elle change de logistique et de nom, la foire de Strasbourg conserve sa section consacrée aux galeries spécialisées dans l’art du verre contemporain. Un Cercle Entreprises digne de ce nom, un restaurant et, mode oblige, un Cyber Café des Arts seront ouverts durant la manifestation. Un effort est donc fait pour l’accueil des visiteurs, qui avaient été près de 30 000 à parcourir des allées de la foire en 1996.

ST’ART 97, Foire d’art contemporain de Strasbourg, 31 janvier-3 février, Hall 20, Parc des expositions du Wacken, tél. 03 88 36 11 90, tlj 11h-20h sauf 1er fév. 11h-22h et 3 fév. 11h-19h, entrée 50 F, catalogue 80 F.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°32 du 1 janvier 1997, avec le titre suivant : St’art, nouveau départ

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