Vendredi 19 octobre 2018

États-Unis

Pace-MacGill à Beverly Hills

Le marché de la photographie devient planétaire

Le Journal des Arts

Le 1 février 1995 - 379 mots

En pleine expansion depuis vingt-cinq ans, le marché de la photographie se mondialise enfin. L’ouverture prochaine d’une succursale de la galerie Pace-MacGill à Beverly Hills devrait bénéficier des réseaux internationaux mis en place par son associé Wildenstein.

NEW YORK - Associée depuis 1993 à Wildenstein & Co. – la vénérable institution spécialisée dans la peinture impressionniste et les maîtres anciens –, la galerie photographique Pace-MacGill est devenue un acteur majeur du monde de la photographie. Peter MacGill s’était précédemment illustré à la Light Gallery de New York, ainsi qu’à la Halsted Gallery dans l’État du Michigan, toutes deux pionnières sur le marché de la photographie contemporaine.

Aujourd’hui, la galerie Pace-MacGill compte à son catalogue des artistes aussi célèbres qu’Irving Penn, Joel Peter Witkin, Robert Frank, Harry Callahan, William Wegman, Chuck Close, Kiki Smith et Lucas Samaras. MacGill prépare actuellement la programmation de sa nouvelle succursale, qui doit ouvrir à Beverly Hills en septembre, et qui pourra utiliser les réseaux mis en place par Pace-Wildenstein à Paris, Tokyo, Buenos Aires, Bombay et Hong Kong.

"Le marché de la photographie devient planétaire, affirme MacGill. L’information circule librement, et les gens qui s’intéressent aux photographies de Robert Frank ou de Stieglitz sont répartis dans le monde entier. C’est pourquoi il nous faut trouver des experts installés aux quatre coins du monde, qui partagent notre passion pour les artistes que nous défendons, et répondent aux besoins de ce nouveau marché international".

Mais se tailler des parts de marché supplémentaires coûte cher, et la concurrence est rude. Au fil des années, d’autres galeries ont su occuper des places de choix ; la Fahey-Klein Gallery de Los Angeles et la galerie Hamiltons de Londres sont de celles-là. Elles exposent et elles vendent des œuvres de Penn, Witkin et Wegman. Selon Andy Cowan, l’un des directeurs de Hamiltons, celle-ci aurait même vendu, ces dernières années, plus de photographies de Penn que toutes les autres galeries, y compris Pace-MacGill. Si Hamiltons ne semble pas avoir à craindre le nouveau venu dans l’immédiat, Fahey-Klein devrait réagir rapidement à l’intrusion d’une galerie concurrente.

David Fahey confie :"Ce sera bon pour nous tous. Je suis sûr que le public de Los Angeles leur fera bon accueil, même s’il s’agit d’un marché difficile qui demande des qualités spéciales."
Peter Hay Halpert

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°11 du 1 février 1995, avec le titre suivant : Pace-MacGill à Beverly Hills

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