Mercredi 17 octobre 2018

Un tour des galeries

Londres : Anthony d’Offay montre Kounellis

Par Roger Bevan · Le Journal des Arts

Le 1 novembre 1994 - 657 mots

Le quatrième volet d’une série d’expositions d’art contemporain anglais s’ouvre à la Saatchi Collection (4 novembre-26 février 1995) avec trois peintres : John Murphy, représenté par les douze panneaux de sa série Constellations, Avis Newman, qui déploie une installation en cinq parties intitulée Figure Who Noone Is..., et Paula Rego, l’artiste la plus chevronnée de ce choix.

Charles Saatchi, qui acquiert depuis dix ans des œuvres de cette dernière, possède quelques peintures majeures comme The Policeman’s Daughter (1987), The Maids (1987), The Family (1988) et The Fitting (1990). Elles seront exposées, ainsi qu’une suite d’eaux-fortes. Paula Rego exposera douze nouvelles toiles sous le titre collectif de Dog Woman, ainsi qu’une série de nouvelles gravures de "Nursery Rhymes" chez Marlborough (du 16 novembre au 31 décembre).

Dans Cork Street, Redfern accroche huit nouvelles toiles grand format de Patrick Procktor (du 22 novembre au 24 décembre). L’exposition montre un changement de style, avec une matière plus dense et une composition fondée autant sur l’imagination que sur l’observation. Un choix d’œuvres des périodes plus anciennes de la carrière de l’artiste accompagnera ces peintures, et l’on examinera avec intérêt la filiation de sa production actuelle avec ses premières toiles datant des expositions des Jeunes Contemporains, qui avaient braqué sur lui les feux des projecteurs voici trente ans.

Cette exposition sera l’un des temps forts du Cork Street Open Weekend (26-27 novembre), où dix-huit marchands présenteront un front uni et prolongeront leurs heures d’ouvertures (samedi : 10h-18h, dimanche : 11h-18h ).

On pourra voir d’autres expositions pendant ce même week-end : les nouvelles peintures de Sandro Chia chez Waddington (du 23 novembre au 22 décembre), des toiles de Riccardo Cinalli, représenté jusqu’ici par Long and Ryle, à Beaux-Arts (du 16 novembre au 11 février 1995), un choix de peintures et gravures récentes d’Arthur Boyd, artiste australien, chez Corbally Stourton (jusqu’au 17 décembre) et "The Kitchen Sink and the Beaux-Arts Gallery", une réévaluation des peintures de John Bratby, Peter Coker, Derrick Greaves, Edward Middleditch et Jack Smith chez Mayor ( du 16 novembre au 23 décembre). Leur première exposition avait eu pour cadre la Beaux-Arts Gallery dont la propriétaire était Helen Lessore, à qui Theo Waddington, qui a inauguré sa nouvelle galerie à la mi-octobre, consacre une exposition.

Au début du mois s’ouvrira le Contemporary Art Society Market Annual ; fondée en 1984, cette manifestation, très prisée des collectionneurs d’art à petit budget, a émigré au foyer du Royal Festival Hall (du 1er au 6 novembre). Les éditions précédentes se tenaient à la Smith Gallery de Covent Garden, et les transactions de l’an dernier se sont montées à 225 000 livres. Parmi les participants figurent Boyd Webb, Rachel Whiteread, Alison Wilding et Richard Wilson.

Dans Dering Street, Anthony d’Offay montre les sculptures de Jannis Kounellis (jusqu’au 30 novembre), qui a réalisé plusieurs installations pour l’occasion. Elles seront présentées avec des œuvres appartenant à diverses périodes de sa carrière, notamment des sculptures rappellant son ancrage dans l’Arte povera.

L’artiste a organisé parallèlement une petite rétrospective dans la coque trouée d’un cargo, The Ionian, amarré au port du Pirée, où elle est née. Il serait question de transporter cargo et exposition à Naples et dans d’autres ports de la Méditerranée. Anthony Reynolds présente la photographie de Paul Graham, auteur d’une série d’images d’une Irlande du Nord en proie aux troubles, réalisée il y a près de dix ans.

Pour cette exposition, il est retourné dans ce pays et a fixé le climat d’optimisme et d’anxiété actuel dans une nouvelle série de "paysages de ciels". Dans Davies Street, Gimpel organise une exposition de huit grandes toiles nouvelles d’Albert Irvin (23 novembre-28 janvier), dont une rétrospective à la Serpentine Gallery avait célébré le soixante-dixième anniversaire en 1990. L’exposition actuelle est le fruit d’une collaboration avec la South London Art Gallery qui proposera un choix d’œuvres nouvelles sur papier. Une rétrospective itinérante de ses œuvres devrait s’ouvrir au Royal Hibernian de Dublin à la fin de l’année prochaine.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°8 du 1 novembre 1994, avec le titre suivant : Londres : Anthony d’Offay montre Kounellis

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