Vendredi 14 décembre 2018

Le nouveau président de la Biennale de São Paulo doit assainir les comptes

lejournaldesarts.fr

Le 8 février 2013 - 277 mots

RIO DE JANEIRO (BRESIL) [08.02.13] – L’entrepreneur Luis Terepins vient d’être nommé à la présidence de la fondation qui dirige la Biennale d’art contemporain de São Paulo. Il succède à Heitor Martins. Son mandat est clair : trouver un équilibre économique à la manifestation.

Le conseil d’administration a voté à l’unanimité, l’élection de Luis Terepins à la présidence de la biennale de Sao Paulo. Cet entrepreneur du textile et de la construction, âgé de 57 ans connaît bien les lieux, pour y avoir été un des 7 directeurs de l’équipe de son prédécesseur. Depuis 5 mois, Terepins travaillait au cabinet de la ministre de Culture, Marta Suplicy. Ayant mené personnellement le second audit des comptes de la biennale, il était largement pressenti pour succéder à Heitor Martins, en fin de mandat.

Ce dernier avait pris la tête de la biennale en 2009, après la fameuse « biennale du vide », quand la faillite avait contraint les organisateurs d’alors à présenter le bâtiment de Niemeyer à moitié nu (un étage entier, soit 12 000 mètres carrés). Le public avait déserté (160 000 spectateurs en 2008, contre 535 000 en 2006), et la justice avait saisi le dossier.

Trois ans et deux biennales plus tard, Luis Terepins hérite d’une manifestation à la fréquentation et à la qualité retrouvées, mais encore plombée par les procédures contre les gestions précédentes. L’éligibilité au mécénat n’a pas été réattribuée, et seule une procédure d’urgence – prolongée par la nouvelle ministre dès sa prise de fonction – a permis à la biennale de capter les subventions nécessaires aux deux dernières éditions.

Le premier chantier de Luis Terepins est clair : assainir durablement les comptes.

Légende photo :

Luis Terepins - crédit photo Sofia Colucci / courtesy Fundação Bienal de São Paulo.

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