La vente « Architecture & Patrimoine » donne du fil à retordre à Sotheby’s France

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 2 avril 2010

PARIS [02.04.10] – La vente « Architecture et Patrimoine » de pièces provenant de la société Origines, leader français de vente de matériaux anciens et antiquités architecturales, cause quelques soucis à Sotheby’s France. Trois lots sèment le doute.

Pour sa première vente aux enchères en France dédiée aux éléments architecturaux, statues de jardin et cheminée d’époque qui vise à disperser quelque 600 lots – entre autres, des cheminées, grilles et fontaines datant du XVIe siècle au XIXe siècle - du stock de la société Origines, spécialiste du domaine, Sotheby’s fait face à quelques complications.

Elle a dû retirer de la vente une sculpture en marbre, « La Baigneuse », estimée entre 35 000 et 50 000 euros et attribuée dans le catalogue de la vente au sculpteur Stéphane Buxun (1909-1996), après une contestation des ayants droits de l’artiste qui la dénonçaient comme fausse.

C’est « une simple mesure de précaution » a indiqué Sotheby’s à l’AFP. « A ce stade, rien n’indique avec certitude que cette statue constitue une contrefaçon » a-t-elle ajouté en évoquant sa politique de retrait de la vente tout lot qui suscite des interrogations.

De même, une des pièces phares de la vente, un manteau de cheminée en terre cuite du XIXe siècle aux armes des Habsbourg, a également été l’objet de contestations, le journal autrichien Standard ayant révélé que c’était une commande impériale pour l’hôtel de ville de Vienne et qu’elle n’aurait jamais dû être exportée.

Pour sa défense, Sotheby’s rétorque être en possession d’un certificat d’exportation délivré par les autorités autrichiennes. Celles-ci n’ayant pas formulé de « revendication » au sujet de la cheminée, elle pouvait être mise en vente. Elle n’a néanmoins pas trouvé acquéreur lors de la première partie de la vacation, mercredi 31 mars 2010.

Par ailleurs, un troisième doute planait sur une statue attribuée à Emilio Zocchi représentant « Michel-Ange jeune sculpteur ». Des spécialistes se demandaient s’il ne s’agissait pas d’une copie provenant de Chine. Cependant, les interrogations n’ont pas empêché l’adjudication de la pièce pour 39 150 euros.

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