Lundi 16 septembre 2019

La Cour de cassation rejette le pourvoi formé par le commissaire-priseur Jacques Tajan dans l’affaire Claire Baude

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 6 janvier 2011 - 348 mots

PARIS [06.01.11] – La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par le commissaire-priseur Jacques Tajan, rendant ainsi définitive sa condamnation à 300 000 euros d'amende et deux ans de prison avec sursis pour faux et abus de confiance dans l’affaire Claire Baude. En 2006, Me Tajan a déjà été condamné pour une autre affaire : un détournement de fonds lors de ventes d’œuvres de Giacometti.

En mars 2008, le commissaire-priseur Jacques Tajan avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour un faux en écriture. L’accusé avait fait appel et avait vu sa peine alourdie, en février 2010, la Cour d’appel de Paris l’avait alors condamné pour faux et abus de confiance à deux ans de prison avec sursis et 300 000 euros d’amende. Le commissaire-priseur s’était pourvu en cassation, la Cour de cassation vient de rejeter son pourvoi, cette condamnation est donc définitive.

L'affaire pour laquelle le commissaire-priseur a été condamné remonte à 1996. Claire Baude, une veuve fortunée de 94 ans, avait demandé à Me Jacques Tajan de vendre un lot de tableaux. A la mort de Mme Baude tous ses biens étaient revenus à ses légataires universels : l'association Médecins du Monde et l'Institut Pasteur. On avait alors découvert que, durant les derniers mois de sa vie, cette dernière avait été dépouillée de ses bijoux, de son argenterie et de sommes d'argent considérables.

L'accusation reprochait notamment à Me Jacques Tajan d'avoir fait falsifier un procès-verbal de vente aux enchères, concernant huit tableaux ayant appartenu à Claire Baude. Ces tableaux n'avaient pas trouvé preneur lors de leur mise aux enchères ; Jacques Tajan les avait ensuite vendus de gré à gré, une pratique à l’époque interdite aux commissaires-priseurs. En plus de l’amende, Me Tajan devra verser un total de 66 000 euros aux légataires universels et supporter 20 000 euros de frais de justice.

En février 2006, Jacques Tajan avait déjà été condamné par la justice pour avoir détourné des fonds à l'issue de plusieurs ventes d'œuvres de Giacometti.

(Avec AFP)

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Jacques Tajan - © D.R.

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