Mercredi 12 décembre 2018

musée

L’invention de l’art baroque

L'ŒIL

Le 1 mars 2001 - 241 mots

Autour de 1600, une nouvelle ère commence à Rome. La Ville éternelle, une fois de plus, devient un important centre artistique avec de nombreux artistes venant de toute l’Italie et de l’Europe entière. L’Eglise et les commanditaires privés font de Rome le centre absolu de la création artistique. Quatre artistes y jouent un rôle majeur : Le Caravage, Annibale Carrache, Adam Elsheimer et Pierre-Paul Rubens. C’est dans leurs pas que l’art baroque a germé. 145 œuvres retracent la naissance
de ce mouvement entre 1592 et 1623. La commande des tableaux pour la chapelle Contarelli à Saint-Louis-des-Français (1599-1602) marque le renouvellement stylistique dans la peinture du Caravage : scènes transposées dans une ambiance contemporaine, importance de la lumière dont la source est latérale et extérieure au tableau, procédé qui plonge la scène dans un clair-obscur silencieux et dramatique. Annibale Carrache, quant à lui, arrive à Rome en 1595 appelé par le Cardinal Odoardo Farnèse. Il réalise de nombreux décors sous forme d’architecture feinte d’une grande complexité, mettant en place un langage que reprendront les artistes baroques. Les peintres redécouvrent les Antiques conservés à Rome, fréquentent les peintures de Raphaël et l’œuvre de Michel-Ange. L’un des éléments les plus importants dans l’émergence de l’art baroque est le traitement de la lumière avec une intensité dramatique. L’autre nouveauté est l’utilisation comme expression artistique des nocturnes et l’introduction de lumières artificielles dans la composition des scènes peintes.

LONDRES, Royal Academy of Arts, 20 janvier-16 avril.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°524 du 1 mars 2001, avec le titre suivant : L’invention de l’art baroque

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