Jeudi 13 décembre 2018

L’empreinte de l’Afrique

Par Bénédicte Ramade · L'ŒIL

Le 2 novembre 2007 - 227 mots

L’histoire des diasporas jalonne les cultures et les époques. Juives, italiennes, arméniennes et aussi africaines, ces diasporas constituent des réseaux solides de soutien pour ceux qui se sont dispersés à partir de leur pays ou continent d’origine. En abordant ce phénomène, le quai Branly offre une vision originale et subjective de l’immigration.
C’est à la cinéaste Claire Denis, qui a grandi au Cameroun, qu’a été confiée l’organisation de cette exposition « sensible ». Ses premiers films s’attachaient à révéler les tensions raciales et les difficultés de l’immigration. Elle assume des invitations restreintes à une dizaine de profils bien distincts, de Caroline Cartier ciseleuse de sons sur France Inter, au footballeur Lilian Thuram, en passant par le couturier John Galliano, la danseuse Mathilde Monnier ou le D.J. Jeff Mills. Tous livrent leur interprétation, leur définition visuelle ou sonore de la diaspora dans une scénographie crépusculaire très appuyée. Des vidéos côtoient des robes d’inspirations massaï, une architecture sonore répond à un diaporama.
L’exposition se veut délibérément multimédia à l’instar de l’installation interactive de Yousry Nasrallah offrant une vision étonnante du lac Nasser. Le parcours offre une vision claire et assumée des apports culturels de la Diaspora, une approche résolument tournée vers la modernité, délivrée d’une nostalgie rétrograde.

« Diaspora », Musée du quai Branly, Galerie du jardin, 37, quai Branly, Paris VIIe, tél. 01 56 61 71 72, jusqu’au 6 janvier 2008.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°596 du 1 novembre 2007, avec le titre suivant : L’empreinte de l’Afrique

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