Confrontée à des difficultés financières, la Fondation Auer Ory en Suisse cesse d’exposer

Par Marine Vazzoler · lejournaldesarts.fr

Le 24 janvier 2017 - 345 mots

HERMANCE (SUISSE) [24.01.17] – Traversant une situation financière délicate, la Fondation Auer pour la photographie installée dans le Canton de Genève stoppe son programme d’exposition. Michel et Michèle Auer, le couple à la tête de l’établissement, appellent à l’aide.

Ouverte en 2012 à Hermance (commune du Canton de Genève), la Fondation Auer pour la photographie est aujourd’hui contrainte, comme l’explique l’un de ses membres fondateur Michel Auer, de « faire une pause ». L’établissement assurera cependant bien l’exposition des œuvres de Gérard Pétremand – dont l’ouverture est prévue le 2 février prochain, avant de fermer ses portes, le temps de trouver une solution à ses problèmes de financement. Le lieu a besoin d’environ 100 000 francs suisses (93 000 euros) pour couvrir ses frais de fonctionnements annuels.

Riche d’une dizaine de milliers d’œuvres du « 8ème art », la fondation Auer Ory est connue pour sa collection d’appareils anciens et pour ses nombreuses expositions. Elle dispose également d’une bibliothèque spécialisée dans la photographie et qui devait être mise à disposition des chercheurs. A cause de leur manque de ressources, ils ont cependant été obligés de se séparer de l’employé qui travaillait depuis 3 ans à numériser les collections.

Le couple Auer a lancé un appel de « soutien moral » comme le souligne un article de la Tribune de Genève, en vue d’encourager les dons. Pour tenter de sauver son activité, la Fondation a également sollicité de nombreux rendez-vous auprès de la Ville et du Canton de Genève, ainsi qu’auprès de divers mécènes. La Tribune de Genève rappelle cependant que l’Etat ne soutient pas le fonctionnement des institutions en Suisse. Les seules subventions accordées sont des aides à la production de l’art contemporain. De plus, la collection ne se trouve pas dans la ville de Genève même. Et selon le magistrat chargé de la culture, Sami Kanaan, il n’est « pas envisageable d’octroyer une telle somme hors de la ville ».

Si le couple Auer ne trouve pas rapidement de solutions, il sera contraint de vendre, à contre-cœur, une partie de sa collection de photographies.

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Michel et Michèle Auer © Photo : Diana Greene, courtesy Fondation Auer Ory

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