Mercredi 13 novembre 2019

Entretien avec Mehdi Chouakri, galeriste à Berlin

« Attendre des foires un certain service »

Par Isabelle Spicer (Correspondante à Berlin) · Le Journal des Arts

Le 15 octobre 2013 - 378 mots

Vous êtes présent à la Fiac mais pas à Frieze. Quels sont vos critères de sélection pour les foires auxquelles vous participez ?
 La qualité. Je considère qu’une galerie apporte à la foire un nom, mais surtout beaucoup d’argent. Les foires sont chères. En échange, la galerie est en droit d’attendre un service : pas seulement des murs, un sol, de la moquette et de la lumière, mais aussi un travail sérieux de communication et d’information auprès du collectionneur et des professionnels. Ce que la Foire de Bâle fait de manière fort impressionnante, à un niveau intercontinental, pour inciter le collectionneur à venir rendre visite aux galeries sur les stands et à acheter. En échange, évidemment, elle attend des galeries le meilleur programme et les meilleures présentations possibles. De ce point de vue, hormis Art Basel, je pourrais citer la Fiac pour l’Europe et Arco [à Madrid] avec l’Amérique du Sud.

Il y a deux ans, vous avez présenté un solo show de Mathieu Mercier à la Fiac ; cette année vous exposez sept artistes de la galerie. 
La liste d’artistes n’est pas encore arrêtée, mais le thème est défini : des sculptures et peintures qui pourraient faire partie d’un cabinet de curiosités. Nous allons montrer des pièces de Saâdane Afif (des vases), de John Armleder (peinture abstraite), de Hans-Peter Feldmann (une vitrine remplie de cuillères), de Sylvie Fleury (une installation avec des oiseaux), de Mathieu Mercier (une sculpture primitive) ou de Gitte Schäfer (une stèle). Le résultat devrait être assez insolite, les associations et contrastes y joueront un rôle central.

Comment sélectionnez-vous les artistes de votre stand ? Choisissez-vous un thème ?
 
À la base, je travaille dans un mode fort spontané. Je laisse mes pensées me guider d’une manière aléatoire, on pourrait dire « organique ». Le thème apparaît presque toujours à la fin de ce cheminement. Les œuvres changent constamment jusqu’à la date fatidique du transport. Par la suite, j’évite le hasard : l’architecture du stand est dessinée par David Saik qui réalise des muséographies pour le Vitra Design Museum [Weil am Rhein] ,la Schirn Kunsthalle [Francfort-sur-le-Main] et la Berlinische Galerie. Nous produisons un catalogue, également disponible sur Internet, dans lequel nous présentons chaque pièce exposée. Il est livré au collectionneur quelques jours avant l’inauguration du salon.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°399 du 18 octobre 2013, avec le titre suivant : Entretien avec Mehdi Chouakri, galeriste à Berlin

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