Royaume-Uni - Artisanat d'art - Collection

Cinq objets Fabergé retrouvés au Brighton Museum

Par Julie Goy, correspondante en Espagne · lejournaldesarts.fr

Le 8 novembre 2021 - 361 mots

BRIGHTON / ROYAUME-UNI

Le musée va exposer ces objets, dont deux cadres, portés disparus depuis presque un siècle et espère retracer leur histoire.

Les cinq objets Fabergé retrouvés au Brighton Museum. © RPMT
Les cinq objets Fabergé retrouvés au Brighton Museum.
© RPMT

Le Brighton Museum & Art Gallery veut comprendre le mystère des cinq objets Fabergé récemment retrouvés dans l’un de ses sous-sols, alors qu’ils étaient considérés comme perdus depuis 90 ans. C’est en 2019, lors d’une visite des réserves du musée, que l’attention de l’expert joaillier de l’émission Antique Roadshow Geoffrey Munn est attirée par une vitrine contenant des porcelaines anglaises, au sein de laquelle il découvre les cinq objets Fabergé. 

Emballés dans un papier en tissu, seule une petite partie de l’un des objets était visible, mais l’expert a tout de suite reconnu qu’il s’agissait de productions du célèbre joaillier Pierre-Karl Fabergé (1846-1920), qui œuvra au service des empereurs de Russie. Parmi les objets se trouve un cadre photographique monté sur or en émail violet translucide, dont la facture précieuse suppose une provenance royale ou impériale. Un second cadre, plus petit, est orné d’émail pompadour rose. Deux pots de gomme émaillés, l’un avec un fleuron en pierre de lune et l’autre surmonté d’un grenat, ainsi qu’un tampon de timbre bleu, complètent le tout. 

Les deux photographies montrent des femmes d’un statut social élevé, richement vêtues de fourrure et de bijoux précieux. Bien que leur identité ne soit pas connue, Geoffrey Munn avance que l’une d’elles pourrait être la princesse Alice de Battenberg, arrière-petite-fille de la reine Victoria et mère du duc d’Édimbourg, d’après le Daily Mail

Selon Geoffrey Munn et les conservateurs du musée, ces objets sont certainement arrivés en Grande-Bretagne avec un ancien espion britannique, Henry Vere Benett, qui vivait à Saint-Pétersbourg lors de la révolution russe de 1917. Dans les lettres qu’il adressait à sa belle-mère, Dame Ellen Thomas-Stanford - qui vivait dans le Preston Manor à Brighton –, Benett fait référence à de nombreux objets qu’il dénichait chez des bijoutiers locaux et qu’il lui faisait ensuite parvenir. 

Les cinq objets Fabergé seront exposés au Brighton Museum & Art Gallery jusqu’en juin 2022. Le Royal Pavilion et le Museums Trust espèrent que des contributeurs pourront apporter de nouveaux éléments à leur sujet, notamment quant à l’identité des deux femmes.
 

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