Samedi 17 novembre 2018

Une association veut rapatrier les cendres de Charles X à la basilique de Saint-Denis

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 26 septembre 2016 - 323 mots

SAINT-DENIS (ÎLE-DE-FRANCE) [24.09.16] - Charles X reposera-t-il un jour dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis ? C'est ce qu'espère une association qui a pour projet de rapatrier ses cendres de Slovénie, où il est mort en exil il y a près de 200 ans.

"Notre objectif est que l'Etat engage des négociations avec la Slovénie pour le transfert des cendres", explique Nicolas Doyen, le président de cette association, qui a présenté samedi son projet lors d'une conférence de presse à la mairie de Saint-Denis.

Avant-dernier roi de France, Charles X a régné de 1824 à 1830, avant d'être renversé par la révolution des "Trois glorieuses". Il est mort et a été inhumé en 1836 à Nova Gorica, ville slovène frontalière de l'Italie. A la différence de plusieurs souverains morts en exil dont les restes ont été rapatriés en France, Charles X est, avec Napoléon III, le seul "à ne pas reposer sur sa terre natale", souligne l'association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons".

"Il n'est resté de lui que la figure d'un monarque réactionnaire, aveugle aux réalités de son époque et au souhait de ses sujets", regrette Philippe Delorme, journaliste, historien et président d'honneur de l'association.

Pourtant, assure-t-il, "la Restauration, malgré ses insuffisances, a été le premier essai d'un régime parlementaire en France". "Nous espérons qu'avec ce projet la France se réconcilie avec son histoire, toute son histoire", plaide M. Delorme.

L'association, qui se veut "apolitique et citoyenne", est soutenue par une centaine de personnalités et de descendants du roi. Elle réclame aussi le retour des cendres du duc et de la duchesse d'Angoulême, inhumés aux côtés de Charles X, et doit entamer prochainement sa première démarche officielle : contacter l'ambassade de Slovénie pour l'informer du projet.

Une amorce de projet de rapatriement avait déjà été envisagée en 1986. L'initiative - qui avait le soutien du président François Mitterrand selon l'association - n'avait pas abouti.

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