Mardi 10 décembre 2019

Pleins feux sur l’Antiquité

Le Journal des Arts

Le 12 octobre 2001 - 336 mots

À l’image de la centrale électrique Montemartini à Rome qui abrite des sculptures antiques du Capitole, la commune d’Acquoria s’apprête à installer des collections archéologiques dans un bâtiment semblable datant des années 1920. Financé par Enel, la compagnie italienne d’électricité, il devrait être achevé au cours de l’année 2003.

TIVOLI (de notre correspondant) - Pendant que s’élabore le décret européen destiné à la réhabilitation du complexe industriel construit sur le sanctuaire d’Hercule Victorieux à Tivoli, la centrale hydroélectrique d’Acquoria, près de Rome, s’apprête à accueillir un musée archéologique. La compagnie italienne d’électricité, Enel, projette d’investir environ 3 milliards de lires (10 millions de francs) dans la restructuration du bâtiment et dans une série d’interventions pour en faciliter l’accès, comme la construction d’un nouveau pont, un grand parking ainsi qu’une aire aménagée à proximité de la source de l’Acqua Aureo, dont la localité d’Acquoria a d’ailleurs pris le nom. Construite en 1929, l’installation hydroélectrique de Tivoli est la plus ancienne d’Italie. Sur une surface de 1 500 m2 prendront place les collections du nouveau musée : sculptures romaines, mosaïques et vestiges de l’ager Tiburtinus voisineront désormais avec les grandes turbines qui autrefois fournissaient Rome en énergie électrique. Une fois les travaux terminés, soit à la fin de l’année 2002 ou au début de 2003, la Surintendance archéologique du Latium aura pour tâche de trouver les fonds nécessaires à la restauration des œuvres et à l’équipement du musée. “L’idée, explique Maria Grazia Fiore, responsable de l’institution, est de conserver un ensemble d’œuvres permanentes à côté d’une section où les pièces tourneront dans le cadre d’expositions temporaires à thème.” Géré par la municipalité de Tivoli, le nouveau musée archéologique traitera de l’histoire antique de la ville et de tout son territoire à travers des œuvres qui n’ont pour la plupart jamais été exposées : sculptures et décors provenant de sites voisins, mosaïques, peintures et stucs retrouvés dans des villas résidentielles, matériel votif de temples et d’aires sacrées, inscriptions significatives pour la reconstitution de l’histoire du territoire à l’époque romaine.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°134 du 12 octobre 2001, avec le titre suivant : Pleins feux sur l’Antiquité

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