Vendredi 23 février 2018

Les Brèves : Un tableau de Tischbein volé, John R. Lane, George Goldner

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 octobre 2009

Un tableau de Tischbein volé à la fin de la Seconde Guerre mondiale a été restitué au Musée de Weimar par Sotheby’s. Il s’agit d’un petit portrait sentimental de Lady Elizabeth Hervey tenant une colombe (1778). L’œuvre est estimée entre 10 000 et 15 000 dollars (entre 60 000 et 90 000 francs). L’accord de restitution comprend un dédommagement de 7 000 dollars (42 000 francs) versés par la Dresdner Bank, "pour dépenses encourues", au couple non identifié de Saint Louis (Missouri) qui souhaitait mettre la toile en vente. Ce dernier a déclaré avoir hérité du tableau sans soupçonner qu’il s’agissait d’une prise de guerre. La plupart des spécialistes estiment que ce Tischbein a été emporté par des soldats américains qui l’ont découvert, au cours de l’été 1945, dans un château proche de Weimar où il avait été mis à l’abri. Lorsque la toile a été confiée à Sotheby’s, en juillet 1995, un des spécialistes du département de Peinture ancienne avait établi qu’il s’agissait du Tischbein disparu depuis la guerre, avant d’en avertir sa direction, puis le Musée de Weimar. En 1982, ce dernier avait déjà récupéré des œuvres de Dürer disparues dans des conditions similaires.

John R. Lane, directeur du San Francisco Museum of Modern Art (SFMoMA) depuis 1987, a annoncé qu’il démissionnerait de son poste au mois de septembre, sans préciser ses projets futurs. John Lane est notamment à l’origine de la construction de l’actuel musée, dessiné par l’architecte suisse Mario Botta, et avait réussi à recueillir 95 millions de dollars pour le projet alors qu’il n’avait finalement coûté que 65 millions.

George Goldner, qui devait prendre la direction de l’Ashmolean Museum d’Oxford, a finalement préféré garder son poste de conservateur du département des Dessins et des Gravures au Metropolitan Museum of Art de New York.

Le Musée de la chasse et de l’art animalier, au château de Chambord, a fait peau neuve. Ses collections permanentes sont réparties dans vingt-huit salles du deuxième étage qui totalisent une superficie d’environ 1 000 m2. La nouvelle muséographie s’organise en quatre parcours correspondant aux quatre quartiers du "donjon" : Mythes et légendes de la chasse, La représentation de l’animal, Traditions et pratiques de la chasse aux XVIe et XVIIe siècles d’une part, et au XVIIIe siècle d’autre part. Aux œuvres de Rubens, Dürer, Snyders, Oudry, Desportes… s’ajouteront, en 1998, la collection de trophées de Marion Schuster.

Le Musée Christian Dior, à Granville, a inauguré ses aménagements permanents dans la villa "Les Rhumbs" où le couturier a passé la plus grande partie de sa jeunesse. La collection du musée retrace la carrière du créateur du New Look, de ses premières collaborations avec Piguet et Lelong jusqu’à sa mort, en 1957, sans oublier d’évoquer le contexte artistique de son époque, ni les créations de ses successeurs : Yves Saint-Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré et John Galliano.

La Galerie Tretiakov de Moscou reçoit moins de la moitié des subventions publiques nécessaires à son fonctionnement. Le musée avait besoin de 118 milliards de roubles (113 millions de francs) pour 1996, mais l’État ne lui a alloué que 50 milliards (48 millions de francs), dont 15 seulement ont été versés. La subvention prévue pour le premier semestre 1997 était de 30 milliards de roubles, mais le musée n’a reçu que 8 milliards, dont 7 destinés à ses salariés.

Le Rossellino de San Miniato. Le monument funéraire du cardinal Jac­ques du Portugal, exécuté par Antonio Rossellino dans une chapelle de l’église San Miniato al Monte à Florence, est aujourd’hui restauré. Ce remarquable ensemble architectural du XVe siècle est orné de tondi de Luca della Robbia, de fresques d’Ales­sio Baldovinetti et d’anges d’Antonio et Piero Pollaiolo. L’intervention a mis en évidence des traces de dorure et de glacis ocres plus ou moins transparents sur les chairs : ces techniques étaient utilisées pour donner un effet de légèreté et un contraste quasi pictural à la sculpture.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°41 du 4 juillet 1997, avec le titre suivant : Les Brèves : Un tableau de Tischbein volé, John R. Lane, George Goldner

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