PaceWildenstein au cœur de l’atrium IBM

Un jardin de sculptures au cœur de Manhattan

Le Journal des Arts

Le 1 mars 1996

À New York, la galerie Pace­Wildenstein a été chargée d’établir un programme d’expositions de sculptures monumentales pour l’atrium aménagé au rez-de-chaussée de l’ancienne tour IBM, située à la croisée du quartier des boutiques et de celui des galeries uptown.

NEW YORK (de notre correspondant) - Jouxtant l’IBM Gallery, aujourd’hui fermée, l’atrium de l’ancienne tour IBM est une oasis baignée de lumière, aménagée au pied du célèbre gratte-ciel noir de 42 étages, à l’angle de Madison Avenue et de la 56e Rue. Des comités de citoyens se sont opposés en vain à l’introduction d’œuvres d’art de grande taille dans cet espace de 3 000 m2, ainsi qu’à l’intervention d’une entreprise commerciale dans un lieu d’accueil public. Le projet a reçu l’aval du maire, et la galerie PaceWildenstein a obtenu l’accord d’un comité consultatif, comprenant des représentants locaux et du monde de l’art, pour y présenter un programme d’expositions de sculptures monumentales.

Toutefois, ce projet n’est pas exempt de controverses. Le promoteur Edward Minskoff, l’un des copropriétaires de la tour, a confié qu’il était un client de Pace depuis plus de vingt ans. Et l’exposition inaugurale, présentée jusqu’au mois d’avril, ne doit rien au hasard : elle réunit huit grandes sculptures, dont six sont dues à des artistes représentés par Pace, soit Calder, Nevelson, Jim Dine, John Chamberlain, Dubuffet,Oldenburg & Van Bruggen,  les deux autres étant signées Lich­tenstein et Marc di Suvero.

Selon un porte-parole de PaceWildenstein, ces œuvres font partie de "la succession ou des collections personnelles des artistes" et ne figurent pas sur l’inventaire de la galerie.

Des millions de promeneurs
En principe, aucune des œuvres exposées ne sera à vendre, mais cette décision n’est pas définitive, même si Edward Minskoff soutient qu’"il n’y a aucune intention commerciale dans l’aménagement de cet espace." La polémique latente que masque l’accord actuel pourrait être en partie désamorcée si la galerie offrait à des organismes sans but lucratif de participer à la réalisation du programme d’expositions.

Quoi qu’il en soit, nul ne niera que l’entreprise constitue une remarquable publicité pour Pace Wildenstein. Du fait de la situation de l’atrium, au centre de Manhattan, à la croisée du quartier des boutiques et de celui des galeries, ce jardin de sculptures pourrait être visité chaque année par des millions de promeneurs.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°23 du 1 mars 1996, avec le titre suivant : PaceWildenstein au cœur de l’atrium IBM

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