Dimanche 18 février 2018

Le printemps des galeries d’art

A Paris, quatrième édition d’Art Saint-Germain-des-Prés

Le Journal des Arts

Le 3 décembre 2007

Pour la quatrième année consécutive, un collectif de galeries rassemblées sous le nom d’”?Art Saint-Germain-des-Prés”? célèbre l’arrivée des beaux jours dans ce quartier historique du marché de l’art parisien. Du 15 au 18 mai, cent enseignes accueilleront le public autour du thème de la création et de la genèse de l’œuvre.

PARIS - Créé de manière informelle en 1999, Art Saint-Germain-des-Prés (ASGDP) est aujourd’hui l’un des rendez-vous les plus attendus du printemps parisien. “Nous sommes ravis de cette évolution, explique Michèle Aittouarès, directrice de la galerie Berthet-Aittouarès. Chaque édition amène plus de visiteurs, et l’écho d’ASGDP se fait sentir tout au long de l’année. Nous avons gagné notre pari : aujourd’hui, notre quartier existe pour le marché de l’art alors qu’il était menacé par les marchands de vêtements il y a quelques années.” La volonté des sept galeristes qui désiraient la dynamisation du secteur a largement porté ses fruits : depuis deux ans, ASGDP est devenu une association forte d’une centaine de membres. “En échange d’une cotisation, nous leur offrons de participer à une foire de plein air”, résume Michèle Aittouarès, qui présentera cette année les œuvres de l’artiste algérien Slimane.
Pour le printemps 2003, les organisateurs ont demandé aux participants de mettre en place dans leurs galeries un événement spécial autour de la création de l’œuvre d’art. Les marchands ont été encouragés à proposer des performances et des rencontres avec les artistes, ou encore à montrer des films ou photographies narrant la genèse des œuvres. Parmi les meilleures réponses à ce thème imposé figurent sans doute celles de la galerie Loevenbruck (2, rue de l’Échaudé) et de la galerie Christine Phal (29, rue Mazarine). L’exposition qu’inaugurera Carlos Cardenas, le commissaire invité par la galerie Loevenbruck, s’intitule “Light and Space Out” et présente les œuvres d’une dizaine de jeunes artistes travaillant à Los Angeles. Une vidéo de Joel Tauber répond particulièrement au thème de l’année puisqu’elle retrace depuis sa conception jusqu’à sa réalisation le projet d’envol de l’artiste.
La galerie de Christine Phal accueillera “Parfum de fleurs”, une exposition qui réunit plusieurs artistes autour du thème des fleurs. Des dessins de Tony Soulié, des photographies de pétales de Gilles Teboul, ou de tulipes d’Unglee habiteront également la galerie. Dans le même temps, la plasticienne Nathalie Tachau sèmera ses étranges fleurs réalisées avec des gants en latex sur le sol de la cave entièrement recouvert pour l’occasion de gazon naturel. Le visiteur sera invité à compléter l’installation en réalisant lui-même de nouvelles fleurs.
ASGDP est ouvert à toutes les spécialités. Les nouveaux participants à la manifestation s’illustrent d’ailleurs par leur diversité. La galerie Alain Bovis (17, rue des Beaux-Arts), ouverte depuis le 10 avril, est consacrée aux arts primitifs et présentera une exposition de sculptures africaines, parmi lesquelles une statue malienne pré-Dogon de style Niogom et un masque Pounou d’origine gabonaise.
Sa voisine, la galerie Ludlow, spécialisée en design américain des années 1950, inaugurera une exposition sur Paul Mc Cobb (lire l’encadré). Benoit Sapiro, le directeur de la galerie Le Minotaure (2, rue des Beaux-Arts), ouverte depuis janvier, proposera en partenariat avec les galeries JGM et Vallois une exposition consacrée au peintre et sculpteur cubain Augustin Cardenas.
La galerie A.L.F.A. (12, rue de l’Échaudée), spécialisée en dessins des XIXe et XXe siècles, fêtera sa deuxième participation à ASGDP avec une exposition monographique consacrée à Charles Étienne Le Guay (1762-1846), composée de dessins en provenance de la descendance de l’artiste. Ludovic de Wavrin (22, bis passage Dauphine), qui a inauguré ses locaux en novembre 2002, diffusera, en plus de son exposition “Three girls from Amsterdam and one girl from Paris”, une vidéo de Philippe Terrier-Hermann intitulée Romans. Enfin, la dernière des jeunes galeries, celle d’Alex Menem (12, rue de l’Éperon), présentera les œuvres de ses artistes : Élisabeth Decobert, Thierry Charpentier, Moshe Sendowski...
En conservant pour axes principaux les rues de Seine et Mazarine, les visiteurs pourront à loisir parcourir les rues avoisinantes, et relever le défi de visiter les cent exposants d’Art Saint-Germain-des-Prés dont les devantures se signalent par un fanion.

ART SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, 100 GALERIES FONT L’ÉVÉNEMENT

15-18 mai, rues des Beaux-Arts, Bonaparte, Jacques Callot, de l’Echaudée, Guénégaud, Jacob, Mazarine, Saint-Benoît, de Seine, Visconti et quai Malaquais, www.artsaintgermaindespres.com.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°170 du 2 mai 2003, avec le titre suivant : Le printemps des galeries d’art

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