Vendredi 23 février 2018

L’Italie accuse de nouveau un conservateur de musée américain de recel de trafic d’antiquités

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 7 juin 2010

PRINCETON (ETATS-UNIS) [07.06.10] – Un rapport d’enquête du bureau du procureur de Rome prend pour cible le conservateur du département des antiquités du musée de l’Université de Princeton l’accusant de recel de trafic d’antiquités volées.

Bis repetita. Après le J.Paul Getty Museum de Los Angeles, c’est au tour du musée de l’Université de Princeton de subir les accusations de l’Italie. Un rapport d’enquête du bureau du procureur de Rome révélé par le NY Times accuse le conservateur du département des antiquités du musée de l’Université de Princeton, J. Michael Padgett « d’exportation illégale et de blanchiment » d’objets archéologiques italiens.

Le document de 14 pages daté du 9 mars 2010 a été fourni au quotidien américain par une source proche de l’enquête qui a souhaité rester anonyme, les accusations n’ayant pas encore été rendues publiques. Le rapport nomme également un ancien marchand d’antiquités new-yorkais, Edoardo Almagià et deux autres co-accusés.

Il énumère une vingtaine d’objets – dont un cratère en calice attribué au peintre attique Euphronios – prétendument volés dans des sites italiens et « vendus, donnés ou prêtés » par Almagià au musée de l’Université de Princeton par l’intermédiaire de Padgett entre le milieu des années 1990 et début 2000. Le rapport liste également une vingtaine d’objets (vases, bronzes, sculptures) obtenus illégalement par le marchand et revendus à d’autres institutions américaines parmi lesquelles le Museum of Fine Arts de Boston, le Dallas Museum of Art et même le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York.

Même s’il ne reflète que les premiers résultats d’une enquête préliminaire menée par le parquet de Rome, le document n’exclut pas pour autant l’engagement d’une procédure pénale et un éventuel procès. Les autorités italiennes se disent prêtes à engager des poursuites De son côté, le musée de Princeton déplore un « harcèlement » des autorités italiennes et a également engagé sa propre enquête.

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