Vendredi 22 novembre 2019

L’indicateur des ventes - Décembre 2017

Par Éléonore Thery · L'ŒIL

Le 22 novembre 2017 - 439 mots

Que la Fiac ait (re)trouvé une place incontournable sur la scène artistique internationale n’est guère un scoop, et la France ne peut que s’en féliciter. La nouveauté vient plutôt du côté des ventes publiques qui n’avaient jamais été aussi nombreuses que cette année – plus d’une quinzaine sur des segments de marché très différents, du très haut de gamme chez Christie’s au marché moyen à Drouot. 120 millions d’euros ont été totalisés lors de cette semaine folle, avec de nombreux records à la clé. Un signe très encourageant pour le marché français, mais à relativiser en comparaison des 250 millions amassés à Londres pendant Frieze.

Alain et Candice Fraiberger
À VENIR - La semaine ultra chargée de ventes pendant la Fiac n’empêche pas les auctionneers anglo-saxons de réserver de beaux ensembles pour les traditionnelles ventes d’art contemporain de décembre. C’est le cas de la collection d’Alain et Candice Fraiberger proposée le 6 chez Sotheby’s. Parmi les artistes en lumière figurent Wifredo Lam, Jean-Michel Basquiat, Buren, Gilbert & George. De Jean Dubuffet, la maison présente la toile Les Riches Fruits de l’erreur (1963) estimée entre 3,5 et 5 millions d’euros.

Le MoMA à l’encan
PHOTOGRAPHIE - Le MoMA attire les foules à la Fondation Vuitton, mais la dispersion d’une partie de son fonds photographique n’a pour l’instant pas connu le même succès. Mi-octobre, des quatre photographies proposées chez Christie’s New York, deux pièces uniques de Man Ray sont restées sur le carreau. Après les deux ventes en ligne mi-octobre, la fin de l’ensemble passera à l’encan en décembre avec Women in Photography, en janvier avec Garry Winogrand et Bill Brandt, et en avril avec Walker Evans et Tracing Photography’s History. Une incongruité pour un Français dont les collections nationales sont inaliénables.

100 %
La totalité des lots a été cédée lors de la vacation Charlotte Forever dédiée à Charlotte Perriand par Artcurial pendant la Fiac. Une vente « en gants blancs » avec un nouveau record du monde.

25 M€
PARIS - Voilà le prix astronomique atteint par Grande Femme II d’Alberto Giacometti chez Christie’s lors des ventes organisées en marge de la Fiac. L’œuvre était proposée dans un nouveau format thématique Paris Avant-Garde, autour d’un nombre resserré de lots (27 au total). Grande, la sculpture l’était assurément au regard de sa taille monumentale qui lui permet de surplomber avec majesté ses observateurs. Grande, l’œuvre l’est aussi par la place qu’elle occupe dans l’histoire de l’art. Le créateur a produit quatre Grandes Femmes en 1960, variations autour d’un travail de commande pour New York, finalement abandonné. À 25 000 00 d’euros, l’œuvre est à ce jour la plus chère vendue dans l’Hexagone en 2017.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°707 du 1 décembre 2017, avec le titre suivant : L’indicateur des ventes - Décembre 2017

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque