Poésie

Leyli et Majnûn

L'ŒIL

Le 23 novembre 2021 - 175 mots

Peut-être le concept le plus communément partagé, mais aussi le moins clairement cerné par le langage, le moins précisément défini par les philosophies, et encore le moins concrètement expliqué par les sciences, l’amour est aussi assurément le thème le plus couramment investi dans l’absolue généralité des arts, à tel point que certains penseurs annoncent qu’ils ne sauraient connaître d’art sans amour.
Face à l’infinie complexité d’en faire le tour, les éditions Diane de Selliers s’attachent cette année à reproduire, dans un écrin d’illustrations richement documentées, l’une des œuvres poétiques mondiales à la pointe des expressions les plus inspirées que l’expérience humaine du sentiment amoureux, dans ses formes les plus extrêmes, ait pu inspirer. Passionnelle jusqu’au mysticisme, spirituelle jusqu’à l’ascétisme, l’histoire de Leyli et Majnûn par le poète persan Jâmi se présente alors comme une occasion unique de revisiter l’art de la miniature d’Orient du XIVe au XIXe siècle. Sous cet angle particulier, elle nous fait porter une pierre nouvelle à l’édifice d’une histoire de l’art vue à travers la quête universelle de son essence même.
Jâmi,
illustré par les miniatures d’Orient, traduit du persan par Leili Anvar, Diane de Selliers, 432 p., 230 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°749 du 1 décembre 2021, avec le titre suivant : Leyli et Majnûn

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