Mercredi 30 septembre 2020

La Chine serait le deuxième marché de l’art mondial selon une étude commandée par la TEFAF

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 16 mars 2011 - 324 mots

MAASTRICHT (PAYS-BAS) [16.03.11] – La Chine, a dépassé le Royaume-Uni pour devenir le deuxième marché de l’art mondial le plus important après les Etats-Unis. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par la TEFAF à Maastricht. Devant ce constat, le Royaume-Uni dénonce les effets du droit de suite sur la compétitivité de son marché.

La Chine serait devenue le deuxième marché de l’art mondial, derrière les Etats-Unis, reléguant ainsi le Royaume-Uni au troisième rang. Au terme de l’année 2010, ses ventes en galeries et aux enchères représenteraient 8,3 milliards de dollars (presque 6 milliards d’euros). La Chine détiendrait alors 23 % du marché mondial de l’art, contre 34 % pour les Etats-Unis et 22 % pour le Royaume-Uni, selon la British Art Market Federation (BAMF).

C’est ce qui ressort du rapport The Global Art Market in 2010 : crisis and recovery, publié le 14 mars par la TEFAF de Maastricht, à quelques jours de l’ouverture de la grande foire mondiale d’art et d’antiquités.

L’étude, menée par l’économiste Clare Dr. McAndrew, évalue à 43 milliards d’euros le marché de l’art mondial, en hausse de 52 % par rapport à 2009. Depuis 2006, le Royaume-Uni a vu sa part dans le marché mondial se réduire, et la France a été reléguée dès 2007 au 4ème rang.

Au vu de ces résultats, la BAMF (instance de représentation des acteurs du marché de l’art au Royaume-Uni) dénonce les conséquences néfastes du droit de suite pour la compétitivité du marché de l’art européen. Anthony Browne, président de la BAMF rapporte à Bloomberg que cette mesure n’existe pas « en Chine, aux Etats-Unis ou en Suisse, nos principaux concurrents ». Au Royaume-Uni, cette mesure oblige pour l’instant l’acheteur à payer un droit sur les œuvres d’artistes vivants. Or, ce droit de suite devrait devenir en 2012 aussi contraignant que dans le reste de l’Union Européenne, où il est prélevé chez le vendeur et s’étend aux artistes morts depuis moins de 70 ans.

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Le Temple du Ciel à Pékin - Photo Charlie Fong - 2010 - Licence CC BY SA 3.0 

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