Mercredi 11 décembre 2019

Germaine Richier, la magicienne

Par Fabien Simode · L'ŒIL

Le 29 octobre 2019 - 196 mots

Germaine Richier (1902-1959) est l’un des plus grands sculpteurs du siècle dernier. Mais qui le sait ? Picasso, lui, le savait, qui lui aurait confié un jour qu’ils étaient de « la même famille ».
Cela explique que l’artiste soit aujourd’hui exposée au Musée Picasso d’Antibes, qui réalise à cette occasion un catalogue en partenariat avec le Musée Beelden aan Zee de La Haye. Réunissant des essais de plusieurs historiens de l’art, dont Valérie Da Costa et Jean-Louis Andral, ce catalogue met l’accent sur les dessins et, surtout, sur les gravures de Richier. La gravure, qu’elle pratique de 1947 à 1950, permet à l’artiste de se confronter autrement à la matière. Elle est un prolongement de sa sculpture. L’ouvrage montre d’ailleurs les allers-retours réalisés entre les deux techniques, où l’homme est nature et la nature toujours humaine, que cela se traduise en bronze ou sur le cuivre. « Faire autrement le chemin permet de badiner, de s’alléger, d’emprunter les sentiers de traverse, les ornières, les grandes étendues tranquilles, ou réputées telles », écrit Colin Lemoine (collaborateur de L’Œil) à propos de la gravure. Et c’est bien d’un voyage qu’il s’agit ici : le nôtre sur un continent encore largement inexploré.
Collectif,
Germaine Richier, la magicienne,
Hazan, 144 p., 29,95 €.
Colin Lemoine,
Marc Petit,
Éditions de l’abbaye d’Auberive, 216 p., 185 ill., 35 €. Collectif,
Zaric corps à corps,
éditions Actes Sud, 208 p., 39 €.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°728 du 1 novembre 2019, avec le titre suivant : Germaine Richier, la magicienne

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