Le Cavalier calabrese à la Galleria napoletana

L'ŒIL

Le 1 avril 1999

Capodimonte termine enfin sa mue. Après l’ouverture du cabinet des dessins, du « piano nobile » pour les collections Farnese, des deuxième et troisième étages pour l’art contemporain, restait la fameuse Galleria napoletana. Ancienne collection voulue par Joachim Murat, installée par Ferdinand IV dans le Real Museo Borbonico et complétée après 1860, elle compte plus de trois cents œuvres allant de Simone Martini à Gaspare Traversi. Il s’agit donc aujourd’hui de la fin de la restauration de l’immense musée avec ces cinquante nouvelles salles. À proximité, pour évoquer le séjour napolitain de 1653 à 1660 de Mattia Preti, le musée de Capodimonte réunit une centaine d’œuvres. Sont présents ses musiciens et joueurs de cartes dans la veine de Caravage, ses Bacchanales à la vénitienne, ses saints dénudés et pantelants qui soulignent sa filiation avec Batistello ou Ribera. Baptisée « Mattia Preti entre Rome, Naples et Malte », cette exposition suit le Cavalier calabrese à la trace en insistant, de manière très originale, sur l’aspect profane de son œuvre.

NAPLES, Museo di Capodimonte, jusqu’au 22 mai.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°505 du 1 avril 1999, avec le titre suivant : Le Cavalier calabrese à la Galleria napoletana

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