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Éric Jourdan, designer de soustraction

L'ŒIL

Le 1 novembre 2000

Après avoir organisé la bouillonnante deuxième Biennale internationale de design de Saint-Étienne, Éric Jourdan est de nouveau sous les feux de la rampe avec une exposition de son travail personnel. Comme toujours, il ne s’intéresse qu’au mobilier à usage directement domestique et comme toujours aussi à sa mobilité. Il le veut transformable, nomade et donc léger. Il aime à « décoller » les meubles du mur, à les utiliser pour restructurer l’espace, créer de nouveaux recoins à volonté grâce à ses nouveaux meubles-cloisons standards sur lesquels peuvent être vissés soit une table, soit un bureau, soit des étagères... éléments multifonctionnels selon les envies ou les besoins du moment. Elles peuvent, mises bout à bout, former un mur et même se présenter en faisant angle. Certaines ont même des ouvertures comme des fenêtres. En bois de peuplier très léger, d’une jolie couleur claire pour les ajouts, les cloisons sont laquées ou recouvertes de feutre épais aux couleurs naturelles et douces, vert kaki, orange pâle, moutarde... Ce projet est né d’une bourse que Jourdan a obtenu du FIACRE et de sa relecture attentive de l’Esprit Nouveau de Le Corbusier où le module, la mobilité et la fonctionnalité sont des concepts majeurs. Il a aussi le projet de restructurer la salle de documentation du Musée des Arts décoratifs de Paris, de créer la signalétique des chemins de randonnée du Parc de Chevreuse et de cosigner, avec Ruedi Baur (L’Œil n°512), la signalétique et l’éclairage de la Cité internationale à Paris. Éric Jourdan est partisan, comme son complice Baur, d’un « design de soustraction ».

PARIS, galerie Peyroulet & Cie, 9 novembre-15 décembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°521 du 1 novembre 2000, avec le titre suivant : Éric Jourdan, designer de soustraction

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