10 oct. - 03 fév. 12-13

Paris Galeries nationales du Grand Palais

Edward Hopper

Organisée par la RMN – Grand Palais, en collaboration avec le musée Thyssen-Bornemisza et le Centre Pompidou, le Grand Palais accueille la première rétrospective d’envergure en France consacrée à Edward Hopper.

En 1928, Edward Hopper (1882 – 1967) écrivait, à propos du travail de Charles Burchfiels « De ce qui n’est, pour un artiste médiocre, que l’ennui de la vie quotidienne dans une petite ville de province, il a su extraire une qualité que l’on pourrait appeler poétique, romantique, lyrique ». Cette appréciation pourtant destinée à un autre, synthétise de façon troublante la démarche artistique qui caractérise l’œuvre d’Edward Hopper. Romantique, réaliste, symboliste, et même formaliste, la critique aura collé toutes les étiquettes à l’œuvre d’Edward Hopper. Par le choix de ses sujets, souvent solitaires et de ses décors très épurés et résolument modernes, Hopper va rapidement s’imposer au pire moment de l’histoire des Etats-Unis comme l’artiste qui dépeint le mieux ce que ressentent les américains plongés dans la dépression. Spectateur attentif de son époque il dépeint, aux travers de scènes où transparaissent un silence écrasant, un monde moderne où l’homme est isolé, souvent en proie au mal être.

L’exposition conçue par Didier Ottinger, rassemble 162 œuvres dont 125 d’Edward Hopper et se divise en deux grandes parties. La première, consacrée aux années de formation (de 1900 à 1924) revient sur les influences de l’artiste. D’abord celles de ses contemporains comme Robert Henri, son professeur à la New-York School of Art, qui défendait une peinture réaliste inspirée de l’impressionnisme, puis celles que vont lui apporter ses séjours parisiens en 1906, 1909 et 1910. Durant ces périodes, il s’intéressera notamment à l’œuvre de Rembrandt, d’Albert Marquet, de Félix Vallotton ou encore de Degas dont il admire l’audace des angles de vue et la modernité des sujets. La seconde partie de l’exposition est vouée à l’art de la maturité, des premières peintures emblématiques de son style personnel, souvent inspirées de la vie quotidienne dans les villes américaines, comme le célèbre House by the Railroad (1924) à ses œuvres ultimes Two Comedians (1966), en passant par diverses phases de sa production où il privilégia l’aquarelle ou la gravure.

En écho au travail de Hopper qui évolue vers un dépouillement progressif, la scénographie s’est astreinte à créer des espaces d’expositions d’une grande simplicité, qui s’accentue tout au long du parcours pour aboutir à la dernière salle, un espace très épuré aux murs blanc baignés par la lumière naturelle. Au fil du parcours, la taille des espaces d’expositions augmente progressivement jusqu’à ce que la notion même de salles disparaisse pour laisser place à des espaces très fluides. En parallèle, la disposition des tableaux suit la même logique, avec un accrochage de plus en plus aéré afin de mieux accompagner et célébrer l’immobilité et l’impression de temps suspendu que l’on retrouve dans les toiles de l’artiste.

Prolongation jusqu'au 3 février 2013 et ouverture 24/24h de l’exposition Edward Hopper

Du mardi 29 janvier au jeudi 31 janvier l’exposition sera ouverte de 9h à 23h puis jour et nuit du vendredi 1er février 9h au dimanche 3 février 23h, soit 62h d’ouverture sans interruption.
Informations pratiques
GALERIES NATIONALES DU GRAND PALAIS

3, avenue du Général Eisenhower
Paris 75008
Ile-de-France
France

Contact
+33 (0)1 44 13 17 17

www.grandpalais.fr
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