13 oct. - 28 jan. 07-08

Paris Galeries nationales du Grand Palais

Gustave Courbet

Courbet ? On a l’impression de tout connaître de lui. Orsay, le Petit Palais, Montpellier détiennent de nombreuses toiles de lui. Une peinture réaliste ? Sombre et bitumineuse ? La promesse n’est pas très alléchante.

Et pourtant il ne faut pas la rater. D’abord, et l’argument est toujours le même pour ces grandes rétrospectives, c’est l’occasion de voir des tableaux détenus dans des collections étrangères ou privées que l’on n’est pas prêt de revoir de si tôt. Il y a en particulier de nombreux paysages et portraits inédits en France. Ensuite parce que Courbet est un jalon essentiel dans la modernité qui s’annonce en peinture. L’œil contemporain saturé de tableaux modernes et d’installations colorées peine à repérer à ce qui fait nouveauté au XIXe siècle. C’est l’occasion d’exercer son regard et de mesurer la distance que prend Courbet avec son sujet, la touche enlevée et visible, l’âpreté de l’ensemble en regard de la peinture d’histoire léchée de l’époque. Admirez comment d’une simple touche de peinture, Courbet représente une falaise, un arbre.

La scénographie est des plus conventionnelles, le classement thématique au demeurant logique et facile à appréhender ayant été préféré à un parcours chronologique par exemple. La circulation entre les œuvres est fluide.

La précédente rétrospective Courbet parisienne date de 1977. A ce compte-là, la prochaine aura lieu en 2037. Une autre raison de ne pas la rater. Sinon vous pourrez la voir au printemps à New York ou cet été, dans une version plus réduite au musée Fabre de Montpellier.

Informations pratiques
GALERIES NATIONALES DU GRAND PALAIS

3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
France

Contact
+33 (0)1 44 13 17 17

www.grandpalais.fr
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