Dimanche 17 février 2019

Des faux Warhol face à la vraie crédulité d’un acheteur

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 27 novembre 2009 - 301 mots

SALT LAKE CITY (ETATS-UNIS) [27.11.09] – Un couple d’escroc a vendu six faux Andy Warhol à un acheteur un peu trop crédule : les portraits d’une personne imaginaire étaient datés de 1996, alors que l’artiste est mort en 1987.

Alec Baldwin n’a pas de frère prénommé Mathew, pas plus que Warhol n’a pu peindre son portrait en 1996, puisque l’artiste était déjà mort depuis neuf ans.

C’est pourtant ce qu’a fait croire un couple d’escrocs de Salt Lake City (Utah) à un acheteur un peu naïf. D’après le Salt Lake Tribune, qui relate l’affaire, les deux arnaqueurs ont vendu à un collectionneur une série de 6 portraits de « Mathew Baldwin » signés et datés de 1996.

La transaction portait sur 100 000 dollars, et l’acheteur a avancé en février 2008 plus de 25 000 dollars.
L’heureux propriétaire a alors demandé à un expert d’estimer son récent achat : il découvre à ce moment-là qu’Alec Baldwin n’a pas de frère portant le nom de Mathew, et qu’Andy Warhol est mort en 1987. La série est fausse, sans aucun doute possible.

Il revient alors dans la galerie des deux aigrefins pour échanger les oeuvres. Le couple propose en mars 2008 d’échanger la série contre une peinture « valant au moins 70 millions de dollars ». Cette fois-ci, le collectionneur refuse, sentant le coup fourré.

Les galeristes reviennent à la charge et lui offrent, pour compenser l’avance payée de 25 000 dollars, une lithographie « offerte par Warhol lui-même » qu’ils estiment à 35 000 dollars. Mais quand le collectionneur décidément bien malheureux ramène l’œuvre chez lui, il se rend compte que la lithographie n’est en fait qu’un poster.
En fin de cause, l’homme se décide à porter plainte.

Le couple doit maintenant répondre des accusations de contrefaçon, de tromperie et de fraude.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque