Dimanche 19 janvier 2020

Disparition

Disparition du pop artiste Mel Ramos

Par Jérémie Glaize · lejournaldesarts.fr

Le 18 octobre 2018 - 303 mots

OAKLAND / ETATS-UNIS

Le peintre de pin-up est décédé le 14 octobre, à Oakland, d’une insuffisance cardiaque. Il avait 83 ans.

Mel Ramos devant l'une de ses œuvres, à la galerie Trigano.
Mel Ramos devant l'une de ses œuvres, à la galerie Trigano.
© photo Henri-François Debailleux pour Le Journal des Arts

Figure majeure du Pop Art, connu pour ses peintures de playmates et de pin-up, Mel Ramos s’est éteint à son domicile de la ville californienne d’Oakland. 

Né le 24 juillet 1935, à Sacramento, Mel Ramos débute ses études au Sacramento State College en 1953, où il obtient une licence en 1957 et un master, un an plus tard. 

A l’aube des années soixante, le Pop Art prend son envol et il fait partie, en 1963, d’une douzaine d’artistes, parmi lesquels Roy Lichtenstein et Andy Warhol, présentés au Musée d’art du comté de Los Angeles, pour une exposition de ce mouvement naissant.  Il puise, son inspiration dans l’imagerie cartoon et comics, si prégnante dans la culture américaine, en peignant notamment des effigies de super-héros. 

Puis il se tourne vers des motifs qui deviendront sa marque de fabrique :  des pin-up et playmates, dans des poses érotiques, souvent représentées aux côtés de logos ou de produits des plus grandes marques de consommation américaines ou internationales, telles que les bouteilles Coca-Cola, les bananes Chiquita ou les cigarettes Lucky Strike. Un terme de pin-up dont il se défendra, se caractérisant plutôt « comme un peintre du corps, un figure painter ». Dans les années 70, il détourne certains classiques de l’histoire de la peinture comme l’Amour et Psyché, de David, ou l’Olympia de Manet.

On le sait moins, dès 1966, il enseigne à l’Université d’état de Californie, à East Bay, un poste qu’il occupera jusqu’en 1997.

Exposant dès les années 70 régulièrement en Europe, l’Albertina Museum de Vienne lui avait consacré une grande exposition en 2011, un an avant que le Crocker Art Museum de Sacramento n’offre à l’artiste – également sculpteur et graveur, sa première rétrospective à domicile. 
 

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