Vendredi 19 octobre 2018

Internet au secours de la BnF

La fréquentation déçoit

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 24 octobre 1997 - 417 mots

Inaugurées en décembre, les salles du \"haut-de-jardin\" de la Bibliothèque François Mitterrand à Tolbiac, accessibles au grand public, accueillent 2 000 lecteurs et visiteurs par jour au lieu des 4 000 prévus. Pour élargir son audience, la Bibliothèque nationale de France (BnF) vient de mettre en fonction le serveur expérimental Internet \"Gallica\", entièrement consacré au XIXe siècle français.

PARIS. Lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Angremy, président de la Bibliothèque nationale de France, a précisé que 30 000 cartes quotidiennes et 22 000 annuelles – “sept fois plus que pour les lecteurs de Richelieu” – ont été vendues pour les salles du "haut-de-jardin". 95 % des lecteurs interrogés sont satisfaits et les médiocres résultats de fréquentation doivent êtres modulés "en fonction des salles et des heures". Il espère que ces chiffres seront améliorés grâce à "l’ouverture du métro Meteor, de parkings et la bascule de Richelieu à Tolbiac". Alors que l’ancienne Bibliothèque nationale comportait un millier de places, la BnF en proposera "quatre fois plus, avec deux fois plus d’agents et trois fois plus d’argent", selon Jean-Pierre Angremy. La BnF, dont la construction a coûté 8 milliards de francs, est dotée d’un budget de fonctionnement frôlant le milliard. Gallica est un serveur Internet qui a pour fonction d’expérimenter la consultation à distance des collections numérisées de la BnF. Il complète le site Internet (1) et est entièrement consacré au XIXe siècle français. Un premier échantillon est actuellement composé de 2 300 documents imprimés et périodiques numérisés en mode image, 300 ouvrages en mode texte et 7 000 images extraites des collections numérisées de la BnF, du Musée de l’Homme et de la Maison Pierre Loti. Tous les textes sont dans le domaine public, libres de droits. Le lecteur pourra trouver, dans des éditions d’époque, des textes de référence, mais aussi des monographies et périodiques rares, ainsi que des images anciennes jusqu’alors difficiles d’accès. Gallica est interrogeable par un catalogue bibliographique indexé, la recherche pouvant se faire par critère, chronologiquement, par domaine. Le serveur est accessible 24 heures sur 24, de n’importe quel point du globe. Il fonctionne aussi bien avec les logiciels de navigation Netscape ou Explorer. Sur place, la BnF offre au public 27 stations de travail (15 à Tolbiac, 12 à Richelieu) pour le consulter. Une vingtaine de bibliothèques françaises et étrangères participent à cette expérience. Par ailleurs, le rez-de-jardin, réservé aux chercheurs, n’ouvrira qu’en octobre 1998. Le déménagement des 10 millions d’ouvrages imprimés de la BnF, rue de Richelieu, commencera, lui, au printemps.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°46 du 24 octobre 1997, avec le titre suivant : Internet au secours de la BnF

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