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Lancement de « l'autre Louvre »

Louvre - Lens : c'est parti !

La première pierre du musée de Lens a été posée le 4 décembre

Le Journal des Arts - n° 315 - 11 décembre 2009

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Le 4 décembre, devant un parterre d’élus locaux et d’anciens mineurs, le ministre de la Culture a posé la première pierre du futur Louvre-Lens, en compagnie des présidents de l’institution parisienne et du conseil régional Nord-Pas-de-Calais. Lancé il y a cinq ans, le nouveau musée doit ouvrir en 2012.

LENS - C’est dans un climat d’effervescence et d’émotion que le ministre de la Culture, le président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais et le président-directeur du Musée du Louvre, devant un parterre de ministres, d’élus locaux et d’anciens mineurs, ont posé la première pierre du Louvre-Lens. Il aura fallu attendre cinq années après la désignation de la cité de l’ancien bassin minier pour accueillir cet « autre Louvre », selon les termes d’Henri Loyrette, P.-D.G. du Louvre. Prévu pour ouvrir fin 2012, en même temps que le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) de Marseille, dont le chantier a été lancé le 30 novembre, le Louvre-Lens est l’un des fruits de la politique de décentralisation des musées nationaux relancée en 2003 par Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture. Seul le Centre Pompidou-Metz (Lorraine) aura pourtant réussi à ne pas accumuler trop de retard, son inauguration étant prévue pour le printemps 2010. À Lens, où l’État ne participera au financement qu’à hauteur de 4 % – contre 60 % à Marseille ! –, c’est sur un ancien carreau de mine de 20 hectares, encore vierge de construction, que sortira bientôt de terre un discret bâtiment articulé en six corps, conçu par le cabinet d’architecture japonais Sanaa.

Douche froide
L’esquisse de cette architecture transparente de verre, béton et aluminium-miroir aura posé bien des difficultés au maître d’ouvrage, la Région, qui finance plus de 59 % de sa construction. En juin 2008, le résultat des premiers appels d’offres avait fait l’effet d’une douche froide, l’attribution des principaux lots s’étant révélée infructueuse. « Nous avons une façon de travailler sur les détails qu’il a fallu mieux expliciter aux entreprises françaises », ont justifié les architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa. Mais, entre temps, la crise est passée par là et les entreprises ont accepté de revoir à la baisse leurs exigences. Prévu pour accueillir plus de 500 000 visiteurs par an, le Louvre-Lens s’articulera autour d’une « galerie du temps », longue de 125 mètres, version modernisée de la Grande Galerie du musée parisien. S’y déroulera un parcours chronologique en 250 œuvres racontant l’histoire de l’art universelle, scénographiée par Adrien Gardère. L’ensemble sera complété par un espace dévolu aux expositions temporaires – la première sera consacrée à la Renaissance –, des réserves visitables et un auditorium.
 
Hormis la présence d’un archer du palais de Darius (VIe siècle av. J.-C.), déjà exposé dans la Maison du projet où le public peut suivre le chantier, Henri Loyrette s’est refusé à dévoiler une liste précise des pièces, arguant que seul le Louvre a pouvoir de décision en la matière. « Nous sommes chez nous à Lens, dans ce bâtiment qui sera comme une nouvelle aile du musée », a souligné le président, qui considère ce projet comme « une modernisation de la politique de dépôts, un système qui avait sa pertinence au XIXe siècle. » Pour le Louvre, il faudra en effet gérer avec magnanimité le mouvement de ses collections vers ses nouveaux partenaires, Lens mais aussi Abou Dhabi (Émirats arabes unis). Ce qui fait redouter à de nombreux musées français un tarissement de la politique de prêts du musée dans le cadre d’expositions temporaires. Une autre difficulté devra également être résolue : celle du mode de gouvernance du musée, dont le coût de fonctionnement est estimé à 15 millions d’euros. « Un musée ne fait pas le printemps, il signe la fin de l’hiver », a déclaré Daniel Percheron, président du conseil régional et principal promoteur du projet. À l’heure de la réforme des collectivités et de la suppression de la taxe professionnelle, gageons qu’il saura obtenir des arbitrages favorables pour éviter les effets désastreux d’un gel tardif.

Sophie Flouquet

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