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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Parthénon : les experts s’affrontent sur le nettoyage « désastreux » des frises - Le Journal des Arts - n° 97 - 21 janvier 2000

Bailey Martin - 2209 mots - Le Journal des Arts n° 97 - 21 janvier 2000

Parthénon : les experts s’affrontent sur le nettoyage « désastreux » des frises

Lors d’un colloque à Londres en décembre, les responsables du British Museum ont été confrontés aux spécialistes grecs et internationaux

2209 mots - Le Journal des Arts n° 97 - 21 janvier 2000

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Lors d’un colloque organisé par le British Museum les 30 novembre et 1er décembre, les experts internationaux se sont affrontés à propos du nettoyage « désastreux » des frises du Parthénon, effectué dans les années trente à la demande de Lord Duveen, et dissimulé par le musée jusqu’en 1998. Si le « BM »condamne aujourd’hui ces mauvais traitements, il affirme que leurs conséquences ne sont pas aussi importantes que le laissent entendre les critiques. Présente dans tous les esprits, la question de la restitution de ces frises n’a été qu’effleurée, par accord tacite entre les parties grecque et britannique, semble-t-il.

LONDRES (de notre correspondant) - L’affaire est embarrassante puisque c’est l’ancienne direction de l’un des plus grands musées du monde qui est mise en cause. En 1937-1938, les responsables du British Museum (BM) se sont soumis au bon vouloir d’un puissant donateur, Lord Duveen, et ont autorisé la restauration – qui devait s’avérer désastreuse – de la plus belle pièce de leur collection. Ce marchand d’art fortuné, qui finançait l’aménagement d’une nouvelle [...]

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La dissimulation de l’affaire

Les administrateurs du British Museum se sont interrogés sur l’opportunité de reconnaître publiquement le désastre. Lord Harlech, écrit à John Forsdyke, le 3 décembre 1938, pour l’avertir que l’affaire pourrait être relayée par la presse ou encore remonter jusqu’au Parlement. “L’horrible vérité éclaterait alors au grand jour dans ses moindres détails et donnerait lieu à des attaques prévisibles de la part de l’Allemagne et de la Grèce, toujours à l’affût d’une occasion de s’en prendre à l’Angleterre.�? Le 14 décembre, Cosmo Gordon Lang, archevêque de Canterbury et président du conseil d’administration, recommande également au directeur du musée d’éviter toute publicité, concluant sa lettre par ces mots : “Je pense que le gouvernement grec ne devrait être officiellement informé qu’en dernier lieu !�?. Cependant, alléchée par l’odeur du scandale, la presse s’empare de l’affaire et, le 25 mars 1939, le Daily Mail publie un reportage avec, en gros titre, “Les marbres d’Elgin (d’une valeur d’un million de livres) endommagés par un nettoyage�?, suivi le 1er mai par un article plus détaillé dans le Daily Telegraph. Le 18 mai, le Times rend publique une déclaration du BM minimisant l’étendue des dégâts : “Les membres du conseil d’administration ont découvert que des méthodes non autorisées avaient été employées dans certains cas, dans l’intention évidente d’améliorer l’aspect du marbre en éliminant sur la surface des traces de décoloration. Ces travaux ayant été entrepris sans que les responsables du musée chargés du nettoyage des œuvres en aient été informés, il est pour l’instant impossible de déterminer avec précision dans quelle mesure ces méthodes ont été appliquées. Seul un expert peut se rendre compte de ce qui a été fait.�? En novembre 1999, Ian Jenkins a insisté sur le fait que cette déclaration avait “délibérément sous-estimé le sérieux avec lequel le musée a traité cette affaire�?.

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