Dimanche 12 juillet 2020

Une résidence d’artistes dans un ancien site industriel luxembourgeois

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 2 décembre 2014 - 484 mots

BELVAL (LUXEMBROUG) [02.12.14] - Le fonds pour la transformation de l’ancien site sidérurgique Belval dans le sud du Luxembourg lance un programme de résidences d’artistes dans le cadre du 1 % artistique.

Le fonds Belval va construire six résidences d’artistes allant de trois à neuf mois dans le cadre du 1 % artistique du Luxembourg. Le site de Belval est en pleine recomposition. Au sud du Luxembourg, près de la frontière française, il a longtemps représenté le cœur de l’industrie sidérurgique luxembourgeoise, alors administré par l’Arbed un groupe fondé en 1911 aujourd’hui absorbé, après plusieurs fusions, par ArcelorMittal. La société continue d’exploiter une partie du site comme lieu de production alors que l’arrêt du haut fourneau B en 1997, dernier haut fourneau en activité du Luxembourg, a permis de dégager une surface de près de 120 hectares destinée à accueillir de nouvelles fonctions.

Aujourd’hui, le site est géré par le fonds Belval, un fonds public créé ad hoc pour mener à bien la mission de restructuration rendue nécessaire par l’arrêt de l’activité. Assurant le rôle de maître d’ouvrage pour cet espace dont il est prévu qu’il regroupe notamment le bâtiment des Archives nationales, un incubateur d’entreprises, un lycée, des bâtiments de l’Université du Luxembourg et des centres de recherche publics dans le cadre de la Cité de la Science, le fonds a décidé de consacrer son 1 % artistique à la mise en place de résidences d’artistes en lien avec le projet de recomposition.

Sous titré BeHave, le projet Public Art Experience, souhaite interroger le rapport du public à l’art. Behave, « se comporter » en anglais, est d’abord la volonté de s’intégrer dans « l’ordre des choses » et d’étudier le « rôle disruptif que l’artiste peut jouer dans un système normatif », d'après le site Internet du fonds Belval. C’est également la combinaison de be (être) et have (avoir), reprenant la mutation intrinsèque du site et le « passage de la production matérielle à la production immatérielle qui s’opère à Belval ». Ouvert aux artistes de toutes nationalités et à toutes les pratiques artistiques, le programme ne comporte qu’une obligation, l’ouverture : à la fois rendre accessible au public le résultat de leur résidence tout en montrant aux visiteurs les différents aspects de leur pratique artistique. L’idée pour les fondateurs du projet est que « l’art public doit participer à la conscience collective [et qu’il] doit avoir une utilité pour la communauté ».

Les candidats ont jusqu’au 23 janvier pour envoyer un dossier à un premier conseil présidé par les commissaires d’exposition Stéphanie Delcroix et Michel Pinsky, basés à Londres, directeurs artistiques de cette première édition. Le conseil artistique est constitué de cinq personnalités du monde de l’art et des humanités Hubertus von Amelunxen, Eve Chiapello, Paul di Felice, René Kockelkorn et Charles Muller. Six candidats seront retenus et pourront bénéficier d’un budget pour des résidences de trois, six ou neuf mois.

Légende photo

Belval, Luxembourg - © Photo Luxmaster051 - 2010 - Licence CC BY-SA 3.0

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