Une dissidente chinoise dénonce le projet de démolition du cœur historique de Kachgar

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 26 mars 2009 - 250 mots

KACHGAR (CHINE) [26.03.09] – La démolition d’une partie de la ville de Kachgar, dans la région du Xinjiang, est perçue par une dissidente comme une tentative d’assimilation de la culture et de l’identité ouïghoures par la Chine.

Alors que le gouvernement du Xinjiang veut détruire des édifices dangereux et améliorer les infrastructures de la ville de Kachgar, Rebiya Kadeer, une dissidente ouïghoure en exil aux Etats-Unis, dénonce ce projet de démolition d’une partie du centre historique, rapporte Breitbart. Selon elle, « La démolition de la vieille ville de Kachgar est un affront à l’identité ouïghoure et une tentative d’assimiler les Ouïghours ».

Située sur la route de la soie, dans le nord-ouest de la Chine, la ville de Kachgar est la capitale historique de la région autonome du Xinjiang, anciennement Turkestan oriental. Les Ouïghours, qui y vivent, représentent une des 55 nationalités minoritaires reconnues par la République Populaire de Chine. Depuis quelques décennies, les revendications identitaires de ce peuple turcophone et musulman sont de plus en plus sévèrement réprimées par le gouvernement chinois, qui tend à le reléguer au rang d’ethnie secondaire.

Rebiya Kadeer est une ancienne femme d’affaires qui a été un moment la septième fortune de la Chine. Elle a siégé au Congrès de la République Populaire de Chine et a été pendant un temps membre de la délégation chinoise aux Nations-Unies. Porte-parole de la cause ouïghoure et féministe active, elle a passé 7 ans dans une prison chinoise, avant de s’exiler aux Etats-Unis, où elle vit actuellement.

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