Un trésor iconographique découvert en Jordanie

Par Marie Zawisza · lejournaldesarts.fr

Le 30 octobre 2018 - 190 mots

Ici, des divinités, allongées sur des lits, se réjouissent des victuailles de leur banquet, apportées en offrande par des mortels. Ailleurs, des architectes côtoient des ouvriers assurant le transport de matériaux à dos d’âne ou de chameau, tandis que des tailleurs de pierre ou des maçons édifient une muraille. Ce sont quelques-unes des scènes peintes qui ornent la tombe romaine, composée de deux chambres funéraires, découvertes dans le bourg de Bayt Ras, dans le nord de la Jordanie. Ce qu’elles présentent de remarquable ? Un nombre impressionnant de figures – environ 260 divinités, hommes ou animaux. Mais surtout, les scènes de chantier, qui pourraient figurer la fondation de la cité romaine Capitolias, à la fin du Ier siècle de notre ère, sont accompagnées d’inscriptions descriptives rédigées en araméen, langue locale, avec des lettres grecques. Une combinaison rarissime. Pour conserver et étudier ce rare témoignage de l’histoire religieuse, politique et sociale de la région, le Département des antiquités du pays a formé un consortium international d’experts – composé notamment d’historiens et épigraphistes français du laboratoire Histoire et sources des mondes antiques (CNRS/université Jean-Monnet Saint-Étienne/université Lumière-Lyon 2/ENS Lyon/université Jean Moulin Lyon 3). 

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°717 du 1 novembre 2018, avec le titre suivant : Un trésor iconographique découvert en Jordanie

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