Vendredi 22 novembre 2019

Réouverture du musée Egyptien du Caire

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 19 septembre 2013 - 387 mots

LE CAIRE (EGYPTE) [19.09.13] - Fermé en 2011 en raison des manifestations anti-gouvernementales, le musée rouvre, meurtri par les pillages et la chute du tourisme.

Les portes du musée égyptien du Caire étaient fermées depuis avril 2011. Elles sont désormais rouvertes mais pour y accéder les visiteurs doivent aujourd’hui dépasser des fils barbelés et une série de dix chars blindés. La plupart des œuvres pillées en 2011 ont été rapatriées, mais elles sont souvent endommagées. Fin janvier 2011, lors de la première révolution égyptienne, une liste de 54 objets volés avait été établie, qui avait été transmise au conseil international des musées (ICOMOS). Parmi elles, deux statues en bois doré issues du trésor de Toutankhamon et une tête en grès d’une princesse royale. Les objets ciblés par les vols sont le plus souvent dans des matériaux précieux, or et bronze principalement.

Cette institution est un des plus grands musées consacrés à l’antiquité égyptienne, dont les collections ont été constituées dès le XIXe siècle. Situé place Tahrir, il a subi des dommages liés aux affrontements. Alors que le musée attend les rares visiteurs, le personnel peine à le faire vivre. Les salles, où s’amoncellent tantôt des œuvres miraculées, tantôt des débris de sculptures, attendent leur public.

Plus de la moitié des collections est stockée dans les réserves. Un groupe d’amis du musée s’est ainsi constitué sur Facebook pour soutenir son action et inciter les particuliers à investir dans la restauration des œuvres endommagées.

Le musée ne dispose pas de budget pour prendre soin du bâtiment construit sur les plans de l’architecte Marcel Dourgnon et inauguré en 1902. Son avenir reste incertain, d’autant plus que le projet de construire un autre musée à Gizeh, non loin des pyramides, reste maintenu. Le chantier du Grand Musée du Caire, dont l’ambition est de construire le plus grand musée archéologique du monde, est mené conjointement par une entreprise Belge, Besix, et égyptienne, Orascom Construction Industries. Il devrait se terminer en 2015.

Le problème de la sécurité des œuvres à transférer se pose inévitablement, et devrait mobiliser l’armée. Cette nouvelle construction suscite en outre une âpre négociation pour la répartition des chefs-d’œuvre entre les deux institutions. Le trésor de Toutankhamon y déménagerait avec 100 000 autres objets. Mais des pièces essentielles comme les statues de Djeser et de Khephren demeureraient dans l’ancienne maison.

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