Recensement des inscriptions sur les murs de l’Alhambra

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 7 avril 2009 - 288 mots

GRENADE (ESPAGNE) [07.04.09] – Les 10 000 inscriptions en langue arabe qui ornent les murs du palais mauresque de l’Alhambra font l’objet d’un travail de relevé et de catalogage qui devrait se terminer en 2011.

Une équipe de scientifiques espagnols déchiffre et catalogue actuellement les milliers d’inscriptions en arabe qui sont sur les murs, les plafonds, les piliers, les arcs et les chapiteaux du palais de l’Alhambra en Andalousie, rapporte le journal Les Echos. Grâce aux techniques les plus modernes, ces scientifiques, qui viennent d’achever le relevé des inscriptions du Palais de Comares et travaillent actuellement sur la cour des lions, l’ancienne résidence officielle du monarque, prennent des relevés en trois dimensions des phrases gravées à la surface des murs.

Ce travail donne lieu à quelques découvertes intéressantes : selon le chercheur Juan Castilla, on a longtemps cru que ces phrases étaient majoritairement extraites du Coran et de la poésie arabe. Il s’avère en fait que la poésie et les citations du Coran représentent moins de 10 % des inscriptions, et que celles-ci sont majoritairement des devises et des expressions comme « félicité perpétuelle ».

Le complexe de l’Alhambra est un des sites majeurs de l’architecture islamique. Les palais Nasrides de l’Alhambra et notamment le Palais de Comares, sont les palais les mieux conservés et les monuments les plus visités d’Espagne, avec 3 millions de touristes par an. La dynastie Nasrides s’y est installée au XIIIe siècle, avant que les Rois Catholiques espagnols ne repoussent les Maures et ne mettent fin à la présence arabe à la fin du XVe siècle. Bien qu’ils voulurent effacer toute trace de la présence islamique en Espagne lors de la Reconquista, ils laissèrent intact le palais mauresque en raison de sa beauté.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque