Questions à Jean-Michel Bouhours

Par Manou Farine · L'ŒIL

Le 19 juin 2008 - 147 mots

Directeur du Nouveau Musée national de Monaco.

Diriez-vous que l’histoire a retenu la brève séquence fauve davantage que la longue période de portraitiste mondain ?
Je dirais qu’elle a retenu les deux. Aujourd’hui Van Dongen est clairement intégré au fauvisme. Mais on a tendance à penser que c’est un fauve qui a eu par la suite une carrière facile et mondaine.
L’exposition essaie précisément de montrer que l’œuvre est plus complexe et qu’il n’est pas passé d’une période strictement fauve à un art du portrait.

Comment expliquer qu’après l’épisode fauve Van Dongen n’ait pas réellement poursuivi aux côtés de l’avant-garde ?
Je crois que Van Dongen s’est vraiment affirmé comme un peintre de l’instinct. À la différence par exemple du cubisme, qui a été une affaire théorique, Van Dongen a toujours voulu rester dans le pictural, sans extrapolation intellectuelle qui puisse, au fond, l’éloigner d’une représentation classique.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°604 du 1 juillet 2008, avec le titre suivant : Questions à Jean-Michel Bouhours

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