Art ancien

Un nouveau Donatello pour le Musée du Bargello

L’État italien répond enfin aux conditions du legs Bardini

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 mai 1996 - 332 mots

Afin de satisfaire aux conditions du legs Stefano Bardini, accepté par l’État italien en 1987, le ministre des Biens culturels Antonio Paolucci a réussi à débloquer 34 milliards de lires (110 millions de francs). La moitié de cette somme serait destinée à l’acquisition d’une sculpture de Donatello pour le Bargello de Florence.

FLORENCE - En acceptant le legs Stefano Bardini, en 1987, l’État italien s’était du même coup engagé à acquérir deux œuvres majeures que le marchand florentin souhaitait voir entrer au Bargello ou aux Offices. Neuf ans plus tard, une loi votée par le Sénat à l’initiative d’Antonio Paolucci vient de débloquer 34 milliards de lires (110 millions de francs). La moitié de cette somme (17 milliards de lires, soit 55 millions de francs) devrait servir à l’acquisition de l’Écusson de la famille Martelli, donné à Donatello par la plupart des spécialistes. La sculpture serait offerte au Musée du Bargello, à Florence, tandis qu’une copie remplacerait l’œuvre originale au Palazzo Martelli, propriété de la curie archiépiscopale de Florence.

À propos de cette œuvre, l’historien de l’art John Pope-Hennessy écrivait dans son livre sur Donatello : "Sculpture en grès peint et partiellement doré, de grandes dimensions (193 x 77 cm), provenant du Palazzo Martelli à Florence. Cette sculpture est le plus beau blason sculpté florentin. Un homme porte, grâce à une cour­roie qui passe autour de son cou, un lourd blason orné d’un griffon rampant".

Avec les 17 milliards de lires encore disponibles, l’État italien pourrait acquérir deux panneaux d’un polyptyque d’Antonello da Messina, dont on ne connaissait qu’un Saint Benoît (v. 1472), acheté 4,5 milliards de lires (15 millions de francs) par la Région de Lombardie, en 1995, pour les collections du château des Sforza. Ces deux panneaux, La Vierge couronnée à l’Enfant et Saint Jean l’Évangéliste, appartiennent à deux collectionneurs privés. Cependant, un tableau de Giambattista Moroni, Le Chevalier rouge (1560), pourrait leur être préféré. Estimé 15 milliards de lires, il est la propriété du comte Antonio Moroni, de Bergame.

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Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°25 du 1 mai 1996, avec le titre suivant : Un nouveau Donatello pour le Musée du Bargello

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