Toutânkhamon et sa nourrice

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 19 décembre 1997 - 205 mots

La mission archéologique française à Saqqarah vient de mettre au jour la tombe de la nourrice de Toutankhamon. Cette découverte pourrait permettre d’éclaircir les origines familiales du pharaon.

SAQQARAH - De nombreux mystères continuaient d’entourer le pharaon ; ses origines familiales, notamment, demeuraient obscures. La mission archéologique française à Saqqarah, menée par Alain Zivie, vient d’apporter un premier élément de réponse en établissant l’existence d’une nourrice nommée Maya, grâce à la découverte de sa tombe. Sur l’une des parois, cette femme est représentée protégeant de sa main le roi assis sur ses genoux ; les inscriptions révèlent sa qualité de “nourrice royale, ayant allaité le corps du dieu (pharaon) et qui est favorisée par le roi”. Six dignitaires, peut-être les successeurs de Toutânkhamon, apparaissent également sur le côté. “C’est incontestablement une grande dame de la cour, car il est très rare qu’une noble ait sa propre tombe et surtout une sépulture aussi vaste”, explique le chef de la mission archéologique. Toutes les chambres n’ont pas encore été explorées. Certaines sont restées murées depuis l’origine et devraient réserver de bonnes surprises. “Cette découverte constitue le début d’un renouvellement historique, d’une nouvelle aventure archéologique, et certains décors de la tombe sont d’une beauté absolue”, affirme Alain Zivie.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°50 du 19 décembre 1997, avec le titre suivant : Toutânkhamon et sa nourrice

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